Leader de l'Ira.JPG
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L’hôtel Khatter a abrité, hier, une conférence de presse organisée par le président de l’IRA, au cours de laquelle Biram Ould Dah Ould Abed a présenté aux médias les nouveaux adhérents à son combat pour une Mauritanie «unie» et «égalitaire», notamment Me Abderrahmane Ould Abdallah, avocat au barreau de Nouakchott et Bouchra Mint Djibril Jeddou, avant de dénoncer de vive voix la délinquance qui «règne» en Mauritanie et la torture infligée à ses militants.

Ouvrant sa conférence de presse, Biram Ould Dah Ould Abeid, président de l’IRA, a déclaré d’emblée : «Nous réitérons au Général Aziz que nous sommes prêts à aller encore en prison, car nous ne cesserons pas de secouer les racines de l’esclavage en Mauritanie. Nous dénoncerons toujours les caractères de manipulation qui caractérisent l’affaire du fils du Chef de l’Etat, qui a tiré à bout portant sur une jeune fille. Nous considérons que la justice n’a pas pris le cours des choses comme il le faut. Le temps et la manière qu’il le faut. Selon nos informations, le Chef de l’Etat avait d’abord refusé que son fils soit appréhendé. Nous pensons que leur interférence du Chef de l’Etat dans cette affaire judiciaire en dit long. Aujourd’hui, les enfants du Chef de l’Etat se comportent comme les fils de Sadam Huassein et Mouammar El Kadhafi. Mais nous rappelons que les enfants de Sadam Hussein et de Kadhafi ont commencé à adopter des tels comportements des années après l’ascension de leur père au pouvoir». Et Biram Ould Dah de dénoncer : «Maintenant, les enfants du Chef de l’Etat commencent à utiliser les armes à feu contre les citoyens. Cela est très dangereux. Cela est un comportement indigne du foyer d’un Chef de l’Etat que la délinquance règne en maître. Nous dénonçons car nous avons toujours dit que la délinquance politique conduit à la délinquance sociale. La preuve, le coup d’Etat d’Aziz est un acte de délinquance. Car il achète les gens et les corrompt. Il utilise les uns contre les autres, c’est ça la délinquance». Sur la même lancée, le président de l’IRA a aussi dénoncé : «L’équipement du bureau du commissaire comme une chambre pour recevoir le fils du Chef de l’Etat. Nous dénonçons le comportement des officiers de police tels que le Directeur régional de la Sûreté à Nouakchott, qui ont fait pression sur les deux coaccusés du fils du Chef de l’Etat pour qu’ils puissent témoigner en faveur. Ces pressions sont indignes. Nous réclamons que la justice fasse son travail. En réprimant selon la loi».

Le rapport sur la polémique des photographies

Revenant sur la «torture» des militants de l’IRA, Biram Ould Dah Ould Abeid a laissé entendre que le militant Ahmed a dit à un officier de la gendarmerie que les militants de leur ONG et les plaignants ne quitteront les lieux si l’enquête est dîment enclenchée et les enfants victimes libérés. A en croire Biram Ould Dah Ould Abeid, suite à cette réponse, l’officier de gendarmerie sort de ses gongs, attrape Ahmed par le cou, mets sa main derrière son dos et le balance brutalement hors de son bureau. Il ferme la porte de la brigade et s’en va à son domicile après avoir installé les gendarmes et les gardes pour surveiller les membres d’IRA et les plaignants. Ces derniers passèrent la nuit en sit-in devant la brigade»

Camara Mamady