| A la Loupe |
| Soumis par renovateur le Mar, 16/06/2009 - 09:52 |
![]() images[3].jpg Le temps se joue manifestement contre la sortie de crise en Mauritanie. Les acteurs politiques semblent toujours se complaire dans leur silence depuis que le document final issu des accords de Dakar fut signé par les différentes parties en conflit qui n’ont pas encore joint l’acte à la parole. Les perspectives de sortie de crise ont connu un long bail et tous les signes de règlement définitif par la tenue d’élections démocratiques se sont estompés. La diplomatie Sénégalaise a fait ce qu’elle pouvait pour la Mauritanie, de même que les médiateurs internationaux.
Mais on est loin de sortir de l’auberge. Il est clair comme l’ont plusieurs fois rappelé certains observateurs, que l’obstacle majeur de sortie de crise est le refus des uns et des autres de céder à son intransigeance. Cette situation est devenue insupportable par le peuple qui ne doit en aucun cas être sacrifié à l’autel des querelles mesquines. C’est le cas malheureusement. Le refus du dialogue est la plus grave aberration que des hommes politiques dont la raison d’être est la communication et le dialogue contradictoire mais constructif, se permettent de commettre. Ces gens se rendent-ils compte des grands préjudices qu’ils font subir au peuple et à la Nation toute entière. Ces politiciens aveuglés par le pouvoir savent-ils qu’ils vont répondre devant l’histoire de leurs mauvaises actions et que le temps est venu pour le peuple de les mettre en garde contre des errements dangereux.
Le blocage actuel n’a pas sa raison d’être car rien de vraiment profitable pour les mauritaniens n’y est. Le seul intérêt de la Mauritanie réside dans la paix, le retour à l’ordre constitutionnel, la construction d’un Etat fort et respecté. La feuille de route est tracée par les accords de Dakar. La signature du document est le meilleur gage de l’engagement pris par les protagonistes. Le non respect de cet acte est une trahison de ses principes mais de ceux auxquels tous les démocrates doivent souscrire une fois la décision prise. Les divergences existeront toujours tant que les hommes ne font pas preuve de magnanimité et de modestie. L’entente parfaite n’existe pas. Ce n’est qu’un idéal. Dans toutes les grandes démocraties du monde, c’est le dialogue qui vient tempérer les tensions et les passions politiques. Dans toute médiation, il y a des choses qui se règlent à court terme, d’autres à long terme. La dissolution du HCE doit impérativement intervenir une fois le pouvoir entre les mains d’un président élu démocratiquement qui mettra en application les dispositions de la constitution pour résoudre ce malentendu.
Le camp du général ne doit pas lui aussi tenir à un premier Ministre contesté par l’opposition. D’autres personnalités faisant l’objet d’un consensus sont à portée de main pour prendre la place de Moulaye. Ce dernier peut contribuer au dépassement de ce blocage en rendant sa démission. L’homme a tous les atouts pour faire cette concession. Il doit le faire en toute humilité qui n’est nullement une humiliation. Le temps n’est plus à la confrontation mais à la réconciliation. Les mauritaniens ont plus que besoin de cette solution de sortie de crise… définitivement. Vivement la paix !
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