| Après la fronde parlementaire, les passifs sur la sellette |
| Soumis par renovateur le Mer, 23/07/2008 - 12:26 |
Par ailleurs, CR porte un doigt accusateur sur l’actuel ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République, qui a survécu à la dernière secousse, M. Boidjel Ould Homoïd en déclarant que " divers témoignages lui imputent des fraudes massives dans la région du Trarza durant l’ère Ould Taya" et qu’il "se distingue par une certaine audace à la négation de l’impunité, des déportations et du racisme, outre sa réputation de prévaricateur hors pair". D’autres nouveaux ministres ne sont pas en reste. C’est le cas du nouveau Ministre de l'hydraulique et de l'énergie M. Mohamed Ould Bahiya. CR rapporte que cet ex Directeur de la Société Mauritanienne d’Electricité (Somelec) fait l’"objet d’un rapport sévère de l’Inspection Générale de l’Etat lui imputant, en tout ou partie, des détournements de recettes, des attributions frauduleuses de marchés, des surfacturations, des d’achats de poteaux électriques selon une procédure d’urgence mais dont des stocks rouillent désormais à l’air libre. Il ne serait pas téméraire de parier que le Président de la République ignore de tels antécédents". Crimes humains Outre la déclaration publiée il y a quelques jours par le Fonadh, déplorant l’élection à la vice-présidence de l’Assemblée Nationale de personnalités impliquées dans le passif humanitaire, la Covire et CR reviennent sur des dossiers de violation flagrante des Droits de l’homme. En tête du peloton figure la deuxième personnalité de la chambre basse, le député Elarby Ould Sidi Ali Ould Jiddeîne, dont le nom est mêlé à des actes criminels. Selon CR, cet ex Colonel est " présumé tortionnaire, quand il commandait, par intérim, la 6ème région militaire, en l’absence de feu le Colonel Ould Sabbar, alors invalide et sous traitement à Alger". Toujours selon le mouvement "l’autorité de Ould Jiddeïne couvrait le camp de tortures de Jreïda, siège de plusieurs mise à mort d’officiers et de soldats négro-africains".
Au vu de l’ampleur des faits énumérés et considérés comme des actes inadmissibles, CR rejette le gouvernement II de YOAW dont elle demande la démission d’autant plus qu’il est constitué en partie de personnalités "dépourvues de repères éthiques, à commencer par le sens de l’intérêt général". Par conséquent, le mouvement déclare maintenir " ses réserves sur l’aptitude, de l’honorable Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi, à conduire les affaires publiques et à garantir le droit hors de toute influence des siens, au moment où les suspicions de vente de charges publiques et de trafic d’influence rémunéré s’accumulent à sa périphérie immédiate, avec la complicité et l’expérience, protéiforme dans le crime, de ses amis parmi la parentèle du Colonel Ould Sid’Ahmed Taya". Amadou Diarra
» Retour |









Poster un nouveau commentaire