
La "flottille de la liberté" tel est le nom de ce convoi humanitaire attaqué sauvagement dans l’opération ignominieuse perpétrée par les soldats Israéliens contre de pauvres missionnaires sans défense agissant au nom de l’humanisme et du volontariat. Il s’agit de l’une des boucheries les plus tragiques que l’histoire retiendra et que le monde entier a condamnée et condamnera encore avec force. C’est un massacre absurde, d’une barbarie inqualifiable. C’est une violation inouïe des droits de l’homme. C’est une monstruosité à l’égard du genre humain par des mains habituées à verser du sang. C’est une attaque contre les valeurs essentielles qui définissent l’humain. C’est un assassinat contre notre conscience morale, éthique et philosophique. Le commando de la honte a ajouté à la page déjà rouge, du nouveau sang de l’innocence. Israël n’a pas seulement fait mal à la Palestine. Il a poussé l’outrecuidance en jetant son assaut belliqueux contre tous ceux qui disent non à la violence contre les palestiniens, et tous ceux qui prônent la non violence et clament vivement la paix. Il assimile quiconque veut se solidariser avec les populations de Gaza, à des ennemis à abattre. Les forces du mal ont déversé leur colère contre les forces du bien. La force n’est pas celle qu’on utilise pour tuer mais celle qu’on déploie pour sauver des vies pour semer l’amour et cultiver la tolérance. Et c’est cette force qui a été hélas la cible du commando aveugle et sourd aux cris et aux supplications en dépit du drapeau de la paix planté par l’équipage de la flottille de la paix. Un geste qui n’a fait que redoubler la détermination des soldats de « l’antihumain ». Mais ce que les sbires sionistes ne savent pas, c’est que les balles ayant servi à massacrer de pauvres civils seront un jour les témoins les plus impitoyables contre le jugement des bourreaux. L’histoire retiendra qu’en ce dimanche noir des soldats de la liberté ont été cruellement arrosés par une pluie de bombes par une armée de la répression aveugle qui a perdu le sang froid pour verser le sang de la solidarité. L’histoire retiendra surtout que l’ennemi de la paix n’est pas celui vers qui était dirigée cette cargaison d’aide humanitaire mais celui qui l’a accueilli à coup de feu. Les navires transportaient plus de 700 personnes, pour la plupart des membres d'ONG internationales. Cinquante nationalités sont représentées. Plusieurs députés de Parlements nationaux européens, dont des représentants de la Chambre des Lords britannique, se trouvaient, à titre individuel, à bord du navire amiral Mavi Marmara.
Plusieurs personnalités politiques et religieuses, des écrivains, dont le Suédois Henning Mankell, et des journalistes sont également à bord. Parmi elles, l'ancien archevêque catholique grec de Jérusalem, Hilarion Capucci, le dirigeant islamiste arabe israélien cheikh Raëd Salah et le correspondant de la chaîne satellitaire en arabe Al-Jazira Abbas Nasser. Ou encore la lauréate nord-irlandaise du prix Nobel de la paix 1976, Mairead Corrigan Maguire, et un rescapé de la Shoah âgé de 85 ans, Hedy Epstein. Cette offensive n’a d’autres motifs que l’instinct du meurtre qui anime des soldats sur le qui vive prêts à tirer pour un oui ou pour un non.
Cheikh Tidiane Dia








