
Il y a des problèmes dont la non résolution peut entrainer des catastrophes incalculables. La Mauritanie est un pays de moins de 3 millions d’habitants. Elle compte plus d’un million de pauvres au sens réel du terme : c’est –à-dire des individus qui touchent moins d’un dollar par jour. Le reste de la population est partagé entre des gens qui se débrouillent pour survivre et des salariés qui gèrent des fins de mois difficiles. La première bombe est celle de la pauvreté dont les menaces d’explosion sont perceptibles à travers cette poussée des mendiants qui occupent les rues et deviennent parfois agressifs dans leurs manières de demander. Ce n’est pas en appâtant ces pauvres par des prétendus salaires qu’on freinera ce phénomène. C’est en s’attaquant à la source du mal. Et cette source est la mauvaise répartition des ressources du pays entre les différentes couches du pays, en réduisant la disparité entre les villes et les campagnes ; en assistant les anciens esclaves par des projets de développement durable, en réparant les injustices sociales. Rien n’a été fait de manière significative à ce sujet. La situation du monde rural est lamentable et la vie dans les zones reculées des plus insoutenable. Le gouvernement n’a pas encore lancé des programmes de réduction de la précarité dans les campagnes en créant des AGR et en fixant les ruraux dans leurs terroirs. L’autre bombe qui menace la Mauritanie et qui renforce le terrorisme a pour nom le chômage des jeunes et les licenciements abusifs dans le secteur privé. Alors face à tous ces dangers conjugués à une crise économique sans précédant que fera le pouvoir de Aziz pour éviter la détonation ?








