Brèves de l'actualité

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Nominations au conseil des ministres

Après son travail routinier d’examen et d’adoption de projets de loi, le conseil des ministres, qui n’a pas opéré des nominations la semaine dernière, en raison du voyage du PM au sommet arabe de Charm-Cheikh a pris hier des mesures individuelles en vertu desquelles Ahmed Ould Nemine, précédemment Trésorier Général adjoint du Trésor et de la Comptabilité a été nommé Conseiller Chargé du développement du secteur privé, du secteur financier et du Partenariat Public Privé au Cabinet du Ministre au Ministère des Affaires Economiques et du Développement. Mohamed Lemine Ould Dheby, précédemment Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité Publique a été désigné Directeur Général de la Direction des Projets et Programmes d'Investissement alors Salka Melanini Robert, précédemment Directrice Générale Adjoint du Budget a été nommée directrice du Suivi des projets et Programmes d'investissement. Thiam Diombar, précédemment Inspecteur Général d'Etat est désormais
Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité Publique. Sy Adama Mamadou, précédemment Président de la Commission Centrale des Marchés est nommé Secrétariat Général du Ministère de l'Industrie et des Mines.

140 milliards d’Um en moins de 4 ans

En moins de 4 ans, la société d’exploitation aurifère Tasiast Mauritanie Limited, opérant dans les environs d’Akjoujt, au nord de la Mauritanie, aurait réalisé une production en or d’une valeur estimée à 140 milliards ouguiyas. Cette production peut doubler voire même atteindre 100 milliards d’UM au cours de cette année 2011. Seulement 3% de colossale production aurifère réalisée par la société Tasiast Mauritanie Limited vont dans les caisses de l’Etat mauritanien alors que KINROS canadienne, la multinationale mère de Tasiast Mauritanie encaisse le reste». Des gains considérables rapatriés à l’extérieur, avec un rythme d’extraction aurifère intensif et pillant, commencé depuis 2007 qui aurait permis la production de 527.000 onces d’or, soit l’équivalant à 0,5 milliards d’ouguiyas. Selon des récentes prévisions, la production de la mine d’or de Tasiast devrait être multipliée par cinq ces trois prochaines années (contrairement à celle du pétrole, qui stagne à 8 000 barils/jour). Son exploitant, le canadien Kinross, promet d’investir 1,5 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros). Une richesse dont aimeraient profiter les Mauritaniens, actuellement confrontés à une hausse du coût des produits de première nécessité, importés, et dont le commerce n’est pas encadré par un observatoire des prix. (la-nation.info)

Session extraordinaire du parlement

Une session extraordinaire du parlement mauritanien s’est ouverte hier, sur convocation du président de la république, écourtant ainsi les vacances parlementaires. Au cours de cette session, les élus procéderont au renouvellement des groupes B et C du sénat tandis que les députés, discuteront autour de 12 projets de loi ayant trait à des Conventions internationales et des prêts octroyés à des secteurs vitaux. Avant la clôture de la précédente session, les parlementaires avaient protesté contre la « pression » du gouvernement qu’ils accusent de ne soumettre les projets de loi qu’à la dernière quinzaine du mois de décembre 2010. Pour certains députés, la déclaration de politique du gouvernement, présentée un vendredi, jour de repos des parlementaire, « est anticonstitutionnelle ». L’actuelle session se tient dans un contexte tendu marqué par la cherté de la vie et accentué par de larges mouvements de contestation au sein de la classe politique et des syndicats socioprofessionnels, souligne-t-on.

Un vieux mauritanien menace de s’immoler

Des sources du ministère des Affaires étrangères avaient révélé à Sahara média qu’un homme âgé du nom de Hacen Ould Mohamed El Moctar, a menacé lundi dernier de « s’immoler par le feu si ce département ne lui ramène pas ses deux filles de la Libye ». La source a indiqué que l’homme a déclaré aux responsables du ministère qu’il ne lui reste plus comme moyen de récupérer ses filles, qu’il dit avoir été kidnappées par leur mère, que de s’immoler par le feu.
Présentement, pour les besoins difficiles, il faut user de toutes les pressions même folles et contraires à l’Islam pour avoir gain de cause. Les vieux qui doivent donner le bon exemple veulent emboîter le pas aux jeunes qui peuvent pour des raisons de culture religieuse incomplète avoir craqué. Si on en arrive à ce stade, l’immolation sera désormais un moyen pour se faire entendre, même pour des revendications qui dépassent la machine Etat ; dés lors où elles peuvent être tributaires de facteurs extérieurs incontrôlables par les régimes sollicités.
Certes, c’est déplorable ce cas du vieux pour lequel l’Etat doit bouger pour ramener les filles kidnappées et pour éviter l’immolation brandie, mais, il ne faut pas que cet acte désespéré soit toujours la première arme à exhiber pour être satisfait.

Mandat d'arrêt international contre Ben Ali

La justice tunisienne a lancé hier un mandat d'arrêt international contre le président déchu Zine El Abidine Ben Ali, réfugié en Arabie Saoudite, ainsi que contre son épouse Leïla Trabelsi. L'ancien président et son épouse sont poursuivis pour "acquisition illégale de biens mobiliers et immobiliers" et "transferts illicites de devises à l'étranger", a précisé le ministre de la justice, au cours d'une conférence de presse. Le président Ben Ali a fui le 14 janvier la Tunisie, sous la pression d'une révolte populaire sans précédent, et a trouvé refuge en Arabie Saoudite. Son épouse Leïla, honnie par la population pour avoir mis le pays en coupe réglée, a également quitté le pays, à une date et pour une destination inconnues.

"Prisonniers du désert" : L’AMDH dénonce

"L’Europe veut faire de nous ses gendarmes !" dénonce Amadou M’bow, de l’AMDH. Depuis 2005, l’Union européenne multiplie les pressions sur les pays dits de départ et de transit pour qu’ils verrouillent leurs frontières. Alors que 86% des migrations en Afrique de l’Ouest sont intra-régionales et n’ont pas pour but le départ pour l’Europe, l’UE met en place des politiques migratoires répressives qui ont de graves conséquences sur les droits des migrants : criminalisés, réduits au statut de clandestins, ils sont arrêtés, détenus, et refoulés de frontière en frontière. Les réseaux traditionnels de mobilité et de solidarité sont menacés ; des sociétés traditionnellement accueillantes deviennent méfiantes voire xénophobes.

Typologie de l’esclavage : cas de Mint Bakar

Il y a 5 formes d'esclavage en Mauritanie : traditionnel qui est l'utilisation de l'esclave dans les travaux domestiques ; administratif qui se manifeste par l'utilisation de l'administration comme cadre d'exploitation de l’esclave affranchi ou non par un membre de cette même administration ou par un maître d'esclave quelconque ; politique où les Esclaves et Haratine sont utilisés à des fins électorales ; moderne qui se manifeste par l'exploitation des Noirs en général, les Haratine et Esclaves compris, avec la complicité de l'État et enfin le néo-esclavage, selon lequel l’esclave affranchi, continue à subir l'exploitation de ses anciens maîtres. Le cas d’arafat de Mint Bekkar Vall est du type administratif, puisque cette maîtresse travaille comme fonctionnaire de l'État et exploite des esclaves.

Simulation tragi-comique d’immolation

Un enfant de 5 ans du nom de Baba Ould Md Malik apprenant naïvement raconter par ses copains qu’un jeune s’étant fait immoler par le feu à Nouakchott a été indemnisé par une grosse somme d’argent a cédé à la tentation de se faire brûler pour avoir lui aussi une compensation pécuniaire. L’enfant décide alors de passer à l’action. Mais fort heureusement qu’au moment où il alluma le bout de son vêtement, son père alerté par cette scène inattendue et effrayante se jeta sur lui pour arrêter son geste. Cette scène qui a eu lieu le dimanche 23 janvier a plongé la ville d’Amourj dans la confusion suite à une action aussi dangereuse de la part d’un enfant de cet âge. (tempsforts)

Promotion des ressources naturelles

La Mauritanie et l’Allemagne ont signé une convention de financement d'un montant global de 17 millions d'euros. L'appui allemand sera consacré au renforcement des capacités d'un projet de promotion et de préservation des ressources naturelles dans le Guidimakha (Sud-Est à 600 kilomètres de Nouakchott), ainsi qu'au projet de surveillance de la pêche maritime et va également venir en aide au Programme national de bonne gouvernance (PNBG). La coopération entre la Mauritanie et l'Allemagne porte actuellement sur une enveloppe totale de 47 millions d'euros et touche plusieurs domaines: environnement et ressources naturelles, décentralisation, pêche, gouvernance, etc.

Réfugiés: La gratuité des médicaments menacée?

Les urgences du Québec pourraient déborder au cours des prochaines semaines alors que des milliers de demandeurs du statut de réfugié politique risquent de ne plus obtenir leurs médicaments gratuitement, comme c'est le cas présentement. Au Canada, la gratuité des médicaments donne un répit à des milliers de ces demandeurs contraints de vivre sur un budget plus que serré. Or, étonnamment, certains ont été forcés de payer la facture.
C'est notamment le cas d'Ibrahim, un réfugié politique de Mauritanie arrivé au Québec il y a quelques mois rencontré par TVA Nouvelles. Souffrant de diabète, Ibrahim - qui doit absolument s'injecter de l'insuline - s'est présenté à la pharmacie pour réclamer ses médicaments. Quelle ne fut sa surprise lorsque le pharmacien lui a présenté une facture de 62$. Cette nouvelle réalité, qui en guette plus d'un, résulte du fait que l'Association québécoise des pharmaciens propriétaires demande désormais à ses membres de se faire payer directement par les demandeurs du statut de réfugié, car Citoyenneté et Immigration Canada tarde à payer ses factures.

500 personnes arrêtées en Egypte

Au moins 500 personnes ont été arrêtées hier en Egypte après la décision des autorités d'interdire les manifestations contre le président Hosni Moubarak. Parmi les personnes arrêtées figurent environ 90 arrêtées dans le secteur de la place Tahrir, dans le centre du Caire, et 121 membres de l'organisation islamiste des Frères musulmans, officiellement interdite mais tolérée dans les faits, interpellés à Assiout, au sud de la capitale égyptienne. Des heurts entre manifestants et policiers ont éclaté en Egypte où les protestations se sont poursuivies malgré l'interdiction des autorités, au lendemain de la mobilisation sans précédent contre le président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis trois décennies.

Le Gabon sur les pas de la Cote d’Ivoire

L'opposant gabonais André Mba Obame, qui conteste l'élection d'Ali Bongo à la tête du Gabon en 2009, a prêté serment mardi dernier à Libreville comme président et annoncé la composition de son gouvernement dans une déclaration diffusée par sa télévision TV+.
Citant un article de "la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1793" qui évoque "l'insurrection" comme droit "quand le gouvernement viole le droit du peuple", M. Mba Obame a implicitement invité ses compatriotes à suivre l'exemple de la Côte d'Ivoire, où deux présidents proclamés se disputent le pouvoir, et de la Tunisie, où une révolte populaire a renversé le président Zine el Abidine Ben Ali. "Nous y sommes. Prenons nos responsabilités. (...) Nous ne sommes pas plus lâches que les Ivoiriens, nous ne sommes pas plus lâches que les Tunisiens. Alors, l'Histoire est en marche, on y va"!, a-t-il dit après avoir annoncé le nom de son "Premier ministre": le Dr Raphaël Bandega Lendoye, professeur à l'Université Omar Bongo de Libreville.

Gbagbo marque des points

Alors que l'Afrique avait d'abord soutenu presque unanimement Alassane Ouattara comme vainqueur de la présidentielle ivoirienne, le chef d'Etat sortant Laurent Gbagbo, qui n'entend pas céder, semble marquer des points avant un important sommet de l'Union africaine (UA).
A l'issue d'une visite surprise à Abidjan, la déclaration mardi soir du président en exercice du l'UA, le Malawite Bingu wa Mutharika, a symbolisé les lézardes du front africain. Sans mentionner M. Ouattara qu'il avait pourtant aussi rencontré, il a promis de présenter les "propositions" de son "frère et ami" Laurent Gbagbo, lors du sommet de l'UA à Addis Abeba les 30 et 31 janvier, pour résoudre la crise née de la présidentielle du 28 novembre.
Le virage est spectaculaire: début janvier, M. Mutharika avait appelé "Gbagbo à céder le pouvoir à Ouattara pour (...) éviter un bain de sang".



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