Le Président  implorant  Allah après la marche entre Sava et Marwa.jpg
Le Président implorant Allah après la marche entre Sava et Marwa.jpg

Le Président de la République vient d’accomplir la Oumra à la Mecque.Un moment religieux de haute portée où les hommes puissants et simples citoyens ne peuvent rejoindre leur pays avec les mêmes rancunes politiques d’antan, dés lors où venus sur les Lieux Saints expier leurs péchés, ils sont condamnés au terme de leur pèlerinage « mabrour » à changer, sinon leur hadj serait un échec nécessitant son recommencement pour se hisser au rang de la maturité religieuse puisée de cette grande école divine.
Ayant habitué l’opinion, à l’occasion de chaque fête religieuse, à des grâces présidentielles largement saluées par son peuple, celui qui l’a élu à la tête du pays- comme il l’aime à le signifier régulièrement à ses opposants, Mohamed Ould Abdel Aziz est très attendu par les mauritaniens en cette fête de l’Aid El Fitr prévue dimanche ou lundi prochains, où sa clémence tant souhaitée est sur toutes les bouches, en raison du double bien qu’elle suscite tant pour l’apaisement social que pour son pouvoir propre, lancé dans une précampagne électorale qui ne trompe plus personne, qui a besoin de décisions braves et populaires pour restaurer la confiance entre le président et ses protégés.
Mesure de clémence qui a pour effet de supprimer ou de réduire la peine qu'un condamné aurait dû subir et dont l’exercice appartient au seul Président de la République qui devra en user dans les prochaines 72 heures à l’occasion de l’Aid El Fitr, comme il l’a toujours fait. Au niveau des prisons, des chiffres et des noms sont déjà cités dans la liste des futurs amnistiés dont les plus réputés à savoir Biram Ould Dah Ould Abeid et Mohamed Lemine Ould Dadde. Le cas du leader de l’Ira est plus présent, puisque considéré par son organisation comme étant un détenu d’opinion, il est plutôt présenté par les autorités comme un prisonnier de droit commun, dont plusieurs enfermés sont souvent graciés par Ould Abdel Aziz pendant ces fêtes religieuses. Entre tant, l’élan d’exigence de la relaxe de Biram continue de plus belle avec les pressions accrues de l’Ira, surtout depuis que la libération très attendue de Biram et de ses compagnons de l’organisation abolitionniste de l’esclavage fait son écho chez une majorité de l’opinion nationale, fortement renforcée par un ensemble de facteurs conjugués dont le mois béni du Ramadan et la Oumra du président de la république, deux occasions rares du pardon et de l'expiation des péchés. L’Ira est même soutenue par Sos-esclaves et TPMN qui l’accompagne désormais dans ses pressions exercées sur le régime pour assurer au maximum possible une relaxe de son leader et des ses camarades, dans le cadre de la grâce présidentielle traditionnelle prise par le chef de l’Etat en faveur de certains détenus de droit commun la veille de l’Aid El Fitr.

Md O Md Lemine