
Tout est improvisation chez nous.Nous sommes depuis des décennies sous l’ère du « va comme je te pousse », de « l’à-peu-près » et du « cela peut aller comme ça ».Quand il s’agit de l’école pierre angulaire de tout développement, on se contente de bricoler.Et les résultats sont là sous nos regards.Catastrophiques et aberrants !On est passé en quatre décennies par plusieurs réformes ayant toutes la même mention : blâme.Le système éducatif a connu des ratés que nulle rectification n’a pu redresser.
A force de tripatouillages le peu de qualité qui restait encore à cette école a cédé aux maquillages et replâtrages. Pour donner un semblant de volonté de sauver le système et à défaut de remèdes pour un malade agonisant, on veut remettre au goût du jour les vieilles recettes qui ne font plus bouger le cocon. On parle d’états généraux de l’éducation en pleine année scolaire pendant que les enseignants ou ce qui en tient lieu encore sont dans les classes. L’essentiel c’est de faire et pas de programmer. Oui l’école mauritanienne n’a plus besoin de programme car elle livrée à un système du moindre effort où personne n’a plus le temps de préparer quoique ce soit à l’image de ses enseignants, de ses inspecteurs, de ses acteurs institutionnels. Tout est devenu un foutoir. Il faut faire appel à l’une de ces vieilles marmites pour repenser le système éducatif avec des objectifs et un esprit autres que ceux qui sont à l’origine de la dérive de notre école…
Cheikh Tidiane Dia








