| Les erreurs se payent chères et cash |
| Soumis par admin le Mer, 07/04/2010 - 23:27 |
Le principal instigateur des actes cruels perpétrés à l’endroit d’une communauté n’est pas le seul à porter sur les épaules cette page sombre de l’histoire de la Mauritanie. Ould Taya est certes le premier responsable du fait de son statut de commandant des forces armées mais il y a des bavures dont il n’avait pris connaissance que trop tardivement. Les erreurs de Taya étaient de laisser les bourreaux agir en toute impunité sans engager des poursuites ni simplement ouvrir des enquêtes pour situer les responsabilités. C’est à ce niveau que se situe son implication dans les crimes de sang commis sous son régime. Il faut dire que son pouvoir despotique a multiplié les violations des droits de l’homme au même titre que des pays où ont été commis des actes génocidaires. La « Rwandisation » de la Mauritanie était en marche tant que cet homme tenait les rennes du pouvoir. Jamais sous son règne les tensions politiques n’ont atteint un niveau aussi immonde. Plus que la personnification du pouvoir l’homme incarnait une attitude paranoïaque. Répression sur répression, ses crimes et ceux de ses commanditaires ne sauraient être absouts par des mesures d’amnisties votées à l’époque par un parlement en vertu d’une loi scélérate. L’image d’une Mauritanie criblée par des rapports accablants rendus par des organisations des droits de l’homme était difficile à soigner tant que Ould Taya restait aux commandes. Il a fait payer très cher par ses erreurs un pays dont les composantes avaient vécu longtemps en paix dans leurs différences et leurs diversités. La facture la plus salée pour le moment n’est pas seulement l’exil mais l’ouverture très imminente de son dossier dans les tribunaux pénaux internationaux. En Belgique les plaintes contre l’ancien dictateur tombent à gogo. Le jugement inéluctable : tel est le prix que tout homme qui se croit tout permis payera un jour vivant ou mort. S’il y a des erreurs qui ont porté un coup fatal à l’unité nationale de notre pays en accentuant les préjugés de culture et de couleur c’est bien celles qui ont été commises par Taya. Les séquelles de son long et ignominieux règne continuent à planer sur la vie sociale économique et politique du pays. Au lieu de laver toutes les traces de cette parenthèse de sang et de larmes, ses successeurs se contentent de badigeonner légèrement les murs de cet édifice macabre. Nos dirigeants présents et futurs doivent faire un profond examen de conscience et faire le serment que désormais plus jamais ça ne se reproduira sur cette terre d’islam et d’humanisme. Mohamed Ould Abdel Aziz en homme suffisamment averti ne doit pas se laisser gagner par les tentations d’instauration d’un pouvoir sans partage moins encore par les appels de pied adressés par des groupuscules démoniaques qui s’agitent de plus en plus autour de lui. Plus que jamais il faut tirer les leçons du passé pour éviter l’irréparable. Cheikh Tidiane Dia » Retour |









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