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Ce dimanche a été célébré le 1er mai, une date historique qui commémore la lutte des travailleurs à travers le monde. Le syndicalisme a vu le jour en Grande Bretagne, sous l'appellation "Trade Union", grâce à l'action des travailleurs de Londres, soucieux d'améliorer, de façon collective et qualitative, leurs revenus et de bénéficier d'une réduction conséquente des heures de travail. A cette période de la révolution industrielle, les travailleurs étaient considérés comme des bêtes de somme. Leurs salaires étaient des plus misérables à telle enseigne qu'ils ne suffisaient même pas à assurer leur bol de lait. Dix heures de travail par jour sans relâche ni repos dans des ateliers humides et froids, avec interdiction de tomber malade sous peine de renvoi, et sans aucune assurance pour une misère. Tel est le calvaire auquel étaient soumis les travailleurs à l'époque. On était au XVIIIe siècle, période qui ressemble à quelques exceptions près à celle que vivent encore certains travailleurs sous nos tropiques, en Afrique et dans le monde arabe. C'est dans cette situation aussi navrante que rétrograde que les travailleurs ont engagé la lutte qui a permis, trois cents ans après, l'amélioration de leurs conditions sociales. Depuis, le syndicalisme a considérablement évolué. Mais, pas en Mauritanie, où le gouvernement, plus anti-social que jamais, emploie le bâton, réservant la carotte à ses hommes-liges et leurs réseaux. Il convient plutôt de l’appler le calvaire du 1er mai.

Yakh