L’altruisme politique a son prix !

Les hommes politiques mauritaniens n’ont jamais failli  à leur cupidité légendaire. Bien entraînés à l’art du marchandage politique, ces professionnels du  trafic d’influence et d’achat des consciences sont maintenant aux aguets. Ils ont investi tous les étalages politiques et sont à la recherche  effrénée de contrats de gré à gré avec tout  candidat à la course présidentielle. L’argent, par les temps qui courent étant la valeur la mieux partagée, c’est à ce prix que  les alliances politiques se nouent et se dénouent. L’altruisme se négocie à prix d’or et l’arnaque n’est  plus considérée comme une perfidie, mais comme un acte de gloire. En décidant de jouer, il faut accepter de perdre sans pouvoir exiger  un dédommagement matériel ou moral. C’est là une règle de morale immorale bien respectée par les différentes parties.   C’est la loi dans nos marchés politiques. Dans cet environnement malsain où tous les coups sont permis les chasseurs de primes savent à  quelle porte frapper. Aucun candidat ne peut résister à cette hantise suscitée par l’envie de rassembler autour de soi  un bétail politique que l’on peut revendre à un autre commerçant prêt à mettre la barre plus haut. C’est ainsi que fonctionne la machine et se font les alliances de circonstance. Les programmes politiques n’existent que de nom. Les promesses électoralistes sont  de vains mots  La bonne foi, un délit. Le poids d’un homme à la conquête d’une renommée n’est jamais déterminé par sa bonne moralité ni par son niveau intellectuel mais par sa promptitude à ouvrir  son porte-monnaie. Plus on investit  mieux on récolte les fruits de son placement. Les capitaux appellent les électeurs et font la différence entre les candidats. D’amont en aval d’une campagne électorale  tous les contacts sont facilités par l’argent facile et occulte qui coule à flot et dont on  ne peut évaluer ni la masse, ni la provenance.  A l’heure actuelle, une forte agitation se fait sentir dans les cercles  politico-affairistes notamment ceux qui agissent pour le compte du principal candidat à l’élection présidentielle. L’argent dit-on est le nerf de la guerre. Mais cette guerre à laquelle les candidats se préparent et dans  laquelle on veut engager les électeurs le 6 juin   ne présente pas un enjeu majeur pour la démocratie mauritanienne. C’est  une supercherie commandée par un gros chèque signé sur le dos d’un peuple qui n’en verra ni la couleur moins encore ne sentira  l’odeur. A quoi sert tout ce faux habillage que l’on veut donner à la démocratie mauritanienne ? Ce n’est pas de cette élection que viendra la solution à la crise qui perdure. Si le pouvoir de SIDIOCA a été poussé à la sortie, cela n’est pas dû à  une mauvaise élection mais à une conspiration  contre la constitution. Le pouvoir qui sera élu dans quelques semaines doit lui aussi assumer ses responsabilités. Un penseur disait que « les contestataires d’aujourd’hui seront les contestés de demain. ». En attendant un tel jugement, les rumeurs sur la fortune de la campagne qui se prépare font rêver beaucoup de vautours politiques nombreux  dans le pays.   

CTD



» Retour

Poster un nouveau commentaire

13 + 4 =
 Réponds à la question