Le terrorisme et la sécheresse font un ménage dangereux dans le sahel.Une présence, dédoublée en deux grandes insécurités :Aqmi et la faim.Pour chacune de ces deux menaces, les luttes s’organisent pour atténuer les dangers qui planent sur les pays touchés par ces phénomènes.Si le terrorisme frappe sans pitié à la moindre occasion, la sécheresse elle étale ses tentacules à la faveur d’un déficit pluviométrique considérable aux conséquences rudes.Les chiffres indiquant la chute de la production céréalière sont lamentables.Sécheresse et terrorismes deux urgences.
D’un côté les rencontres entre les différents commandements militaires des Etats situés sur les lignes rouges se multiplient en vue d’une recherche de stratégie transfrontalière efficaces à même de serrer l’étau autour des réseaux terroristes qui essaiment dans la bande sahelo-saharienne ; de l’autre côté c’est un front de prévention du drame de la famine qui est à pied d’œuvre pour tenter de limiter les dégâts. Dans les deux cas le spectre est là et ce sont les vies humaines qui sont exposées aux risques. La Mauritanie est comme certains de ses voisins assise sur deux volcans en pleine ébullition et dont elle n’a pas suffisamment de moyens de lutte. En matière d’insécurité causée par l’infiltration d’éléments –suicides de Aqmi, la vigilance a ses limites pour contrôler les mouvements d’entrée suspectes dans un vaste territoire poreux et où les complicités sont nombreuses. Une infiltration réussie d’un commando peut toujours s’avérer fatale pour des djihadistes qui ne désarment pas et à la recherche d’objectifs précis à atteindre. Les alertes se suivent et les erreurs font des dégâts dans le pays. Ce tableau sinistre n’est pas le seul cauchemar sahélien qui mobilise les voisins. « L 'épidémie » de la faim se propage fortement dans cette zone prise en otage par de redoutables bandes de narco -trafiquants de toutes sortes qui louent leurs services aux Emirs du désert pour enlever , tuer , enrôler tant que cela est possible. La famine au Sahel a sonné son alerte et continue de mobiliser aussi bien les Etats que les bailleurs de fonds autour d’une crise alimentaire à grande échelle. Sécheresse et famine ce sont sans doute les armes qui tuent et les maladies qui ravagent les hommes et les bêtes. Ce ménage uni par la force de la destruction est difficile à défaire et les plans de lutte déployés montrent que la bataille est difficile à gagner contre des ennemis imprévisibles !
Cheikh Tidiane Dia








