| Le drame de Seno Boussobé : Pour qu’une telle tragédie ne se répète plus ! |
| Soumis par admin le Jeu, 08/04/2010 - 18:50 |
Les autorités administratives sont venues sur les lieux du drame pour constater les faits et présenter les condoléances aux familles des victimes. Les jeunes victimes dont les corps ont été repêchés avaient quitté le village mauritanien de Séno Boussobé pour se procurer du bois de chauffe au Sénégal, de l’autre côté du fleuve. Il s’agit d’un drame humain, qui vient de se produire au Fouta. D’abord, il convient de ressentir de la tristesse pour les familles concernées et ensuite de la colère car cet évènement reflète notre dysfonctionnement sur toute la chaîne des responsabilités. La sécurité civile dans l’environnement urbain, et pire encore, rural, est loin d’être une priorité, pour le secteur public (les gouvernants), comme pour le secteur privé. Il y a lieu de se poser une question de la plus haute importance : quelle place pour l'élément humain dans la société mauritanienne ? Comment se fait-il que des filles à la fleur de l’âge, encore adolescentes, soient envoyées à la recherche de bois de chauffe au risque de leur vie et de celle de leurs enfants ? Ce terrible drame n'est-il pas révélateur du peu d'intérêt suscité par les maris envers leurs épouses et leurs bébés en bas âge qu’elles portent sur leur dos ? N'est-il pas révélateur du peu d'intérêt suscité par les familles envers leurs filles aussi ? Un drame d’une telle ampleur n’est-il pas révélateur du peu d’intérêt suscité par les donneurs d'ordre, à savoir le Gouvernement, envers les populations ? D’abord, il y a la nécessité d’organiser la circulation fluviale, de mettre aux normes les embarcations affectées à cet usage, de mettre en place des balises marquant les zones de navigation dangereuse (eaux profondes), de mettre en place une brigade de protection civile fluviale (maîtres-nageurs, gardes-côtes pour le fleuve) chargée de veiller à la sécurité des personnes et des biens tout le long du fleuve. Mais, avant cela, le président de la République doit adresser ses condoléances au peuple mauritanien en général et, en particulier, aux familles des victimes et aux populations du village de Séno Boussobé, à cette bien triste occasion. Le ministre de l’intérieur doit faire le déplacement vers le village endeuillé. La responsabilité est totale de la part de tous les acteurs, familles, transporteur (en l’occurrence le piroguier) et pouvoirs publics. La véritable question est : Pourquoi ne faisons-nous pas respecter le minimum de loi en matière de sécurité routière, maritime et fluviale ? Nous devons élargir le dialogue social à toutes les questions de sécurité en milieu social et professionnel afin d’avoir une législation plus draconienne. Encore faut-il que l'éthique, la transparence et la sécurité des personnes (et leur vie tout court) soient une priorité pour tous ! Yahya Ould Hamoud » Retour |









Poster un nouveau commentaire