Libéralisation de l’audiovisuel : Un vecteur de l’unité et du progrès

Quelques mois après l’adoption par le Parlement du projet de loi portant libéralisation du secteur de l’audio-visuel, la Mauritanie se prépare à mettre en œuvre une promesse née de la période de transition. L’espace médiatique national sera bientôt doté de radios et de télévisions libres. Une première dans l’histoire du pays. Les professionnels des médias se félicitent de cette ouverture de la presse locale audiovisuelle qui constitue un événement important dans le processus de construction d’une démocratie réelle.

 
 

Ces outils d’expression, de sensibilisation et d’éducation sont des facteurs incontournables de la promotion de l’unité nationale par le respect des différences culturelles et l’interpénétration des valeurs plurielles de la Mauritanie.

 

Aussi par leur vocation orale et une proximité avec le public, la presse parlée et télévisée, s’adresse directement aux populations, quelque soit leur niveau. Désormais, le discours officiel ne sera plus l’unique recette offerte aux auditeurs et téléspectateurs.

 

Le public trouvera son compte dans d’autres sources d’information plus libres mais qui doivent respecter les principes de l’éthique et de la déontologie. Cette nouvelle donne favorisera sûrement l’émergence d’une pensée nouvelle, d’un public nouveau plus apte à s’adapter au contexte de la mondialisation.

 

Après de longues années de confiscation des libertés fondamentales, dont la liberté d’expression constitue le levier principal, l’avènement d’une presse privée audio-visuelle consacrera un boom médiatique porteur de progrès et d’espoir en Mauritanie.

 

Pour que ce projet arrive à son terme et donne les résultats attendus, il y a lieu de mettre en place un cadre juridique rigoureux, clair qui fixe les bases d’un secteur jeune et fragile ; d’élaborer un code éthique et déontologique pour moraliser le secteur, de même que l’établissement de critères d’attribution de création de stations radio et télévisions privées.

 

La Haute Autorité pour la Presse et l’Audiovisuel et le Ministère de la Culture et de la Communication, appuyés par la société civile, les bailleurs de fonds, doivent mettre en œuvre leurs actions pour conduire efficacement ce projet.

 

La Mauritanie a besoin d’un autre regard, d’une nouvelle vision pour construire une société riche de ses différences, tolérante et respectueuse des valeurs de paix et de progrès. La presse en général, l’audiovisuel libre en particulier, en sont les vecteurs irremplaçables.

 
Cheikh Tidiane Dia

 



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