Mohamed O Boilil.gif
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Au lendemain de l’opération militaire menée par Nouakchott contre un camp de l’Aqmi et les menaces proférées indirectement par l’émir de cette organisation terroriste contre la Mauritanie, les autorités nationales trouvent urgent de rassurer les populations effrayées, devant le danger terroriste. Une menace sérieuse et omniprésente qui, trouve parfois dans le massacre de civils innocents une autre forme pour concrétiser, ce que ses auteurs appellent leur guerre sainte, autrement dit leur Djihad.

Avec le récent meurtre abominable de Ould Elmane dans la capitale économique Nouadhibou, dont le corps a été découpé en plusieurs morceaux, ainsi que les tueries sauvages de Lemgheity, de Tourine et d’El Ghallaouiya, qui n’avaient épargné des corps sans vie, la psychose gagne de plus en plus du terrain, attisée par les déclarations de l’Aqmi évoquant l’ouverture l’enfer.

C’est sans doute dans ce cadre que le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation Mohamed Ould Boilil a fait hier sa seconde sortie, pour assurer l’opinion de la maitrise totale de la situation sécuritaire dans le pays, indiquant qu’après le redéploiement de l'armée sur tous les coins et recoins du pays et l'instauration de 45 points de passage frontaliers, le territoire national est "sous contrôle" et le combat contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) fortement renforcé. M. Ould Boilil a ajouté que "des mesures ont été prises pour améliorer les performances et les conditions des personnels travaillant dans le secteur de la sécurité nationale». Le ministre faisait en particulier allusion à l'augmentation des salaires dont ont bénéficié cette année les forces de sécurité mauritaniennes. Il a fait ses déclarations au cours d’une visite effectuée au tout nouveau siège de la direction générale de la sûreté nationale à Nouakchott, assurant que "les relations de la Mauritanie avec tous les pays de la région) sont bonnes". Ould Boilil a appelé "les citoyens à assumer leur responsabilité envers leur patrie et à accompagner les mutations que connaît le pays". L'armée mauritanienne a mené jeudi dernier avec l'appui de la France un raid contre une unité d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) en territoire malien qui a fait sept morts dans les rangs de cette organisation.
Selon la France, l'opération franco-mauritanienne visait à libérer l'otage français Michel Germaneau, détenu depuis avril par Aqmi qui a annoncé avoir exécuté samedi le Français pour venger ses membres tués lors de ce raid. Le gouvernement mauritanien affirme que cette opération avait pour seul objectif de prévenir une attaque d'Aqmi sur son territoire, programmée le 28 juillet. La majorité présidentielle a dit apporter un "soutien sans faille" à l'armée face à Aqmi et a proné une coopération régionale contre Aqmi. La Coalition des partis de la majorité (CPM) a salué "la coordination entre les Etats de la sous-région en matière de lutte contre le terrorisme et considère que cette coordination constitue le meilleur moyen de lutte contre ce phénomène", a dit un de ses responsables, M. Moctar Ould Dahi, secrétaire permanent de l'Union pour la République (UPR), le parti présidentiel.