Gestions pré et post-transitionnelles en Mauritanie

Lors de la dernière transition militaire dirigée par le CMJD, les Mauritaniens ont vécu dans une période de dèche qui fit dire à beaucoup que l’argent qui coulait à flot au temps de Ould Taya avait soit déserté les caisses de l’Etat vers une destination inconnue, soit  avait une provenance mafieuse. Les filières occultes avaient été dit-on quelque peu affectées par la chute du système sans toutefois disparaître. En tout cas les mauritaniens ne sentaient pas s’améliorer leurs conditions de vie durant cette période où le PM de l’époque avait mainte fois évoqué un climat d’embellie économique en se référant notamment sur les indicateurs de la croissance et la baisse substantielle du poids de la dette extérieure. Les vrais –faux chiffres venaient renforcer un plan de relance économique lancé par les experts en extrapolation. Le miracle pétrolier mauritanien sera vite démenti par le scandale des avenants et le tarissement subite  des réserves de l’or noir. Le principal consortium  pétrolier sentant que le marché ne valait plus tant d’investissements se désengagea  armes et bagages en vendant ses actions à d’autres petits exploitants. Le’ quotidien des mauritaniens continuait à se détériorer avec une flambée des denrées alimentaires dans tous les marchés. Comment comprendre cette contradiction entretenue par un mensonge politique savamment tissé par les hommes au pouvoir qui faisaient croire que tout allait pour le mieux dans la meilleure des Mauritanie alors que le pauvres se contentaient de poignées du blé du CSA . La suite de cette transition sera connue. Les fonds pétroliers versés au trésor public raviveront la polémique sur la gestion de la transition par le CMJD. Le Premier Ministre de l’après transition nommé à la tête du  gouvernement constitué à la faveur  de l’élection présidentielle de 2006 remettra en cause la performance économique de la période antérieure  allant jusqu’à dire que les caisses de l’Etat sont vides . Son prédécesseur piqué au vif par cette révélation tenta d’apporter par presse interposée un démenti. La parenthèse du CMJD prendra alors un sérieux discrédit alors que l’opinion publique n’arrivait toujours pas à être édifiée sur le vrai bilan de la transition au sortir de laquelle il avait été dit que les caisses du trésor public étaient pleine à craquer . Ce que le pouvoir démocratiquement élu ne confirmera pas. Il fallait tout recommencer !  Le même scénario devait se reproduire en moins de deux ans de gestion de l’Etat  sous le régime démocratiquement élu de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi. Le panier de la ménagère ne se portait guère mieux face à une flambée des prix sur le marché national aggravée par la récession internationale. L’argent manquait cruellement. Le pouvoir initia alors son fameux Psi , objet de controverses et de règlements de compte après le renversement du président Sidi. Nous voilà le 6/6 dans une nouvelle transition militaire sous les épaulettes étoilées des Généraux. La Mauritanie renoua avec l’éternel recommencement. Tous est encore à refaire dit le nouvel fort qui proposa sa   « rectification ». On est à la veille d’une élection .Le destin di pays est entre les mains d’un gouvernement des affaires courantes. L’Etat se confond à une poignée de copains qui n’ont pour le moment de comptes à rendre à personne.   

CTD 

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