La Ceni rassure sur le défi de la transparence

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Le directoire suprême de la Ceni a organisé hier, sa     toute première conférence de presse, animée par son président, assisté de ses proches collaborateurs. La rencontre avec les médias était  essentiellement axée sur la présentation d’une respective des principales activités réalisées par cette institution depuis son installation le 7 avril dernier. Il s’agit également d’assurer les acteurs politiques, l’opinion publique nationale et internationale, de la détermination de la Ceni, d’aller jusqu’au bout ,pour assurer avec succès la noble mission d’observation, de contrôle et de suivi des processus électoraux organisés dans le pays, dont elle est désormais, chargée en permanence.
 
D’emblée, le président de la Ceni, M. Cheikh Saad Bouh Kamara a commencé par les présentations du staff de l’organisation électorale, dont lui-même, le vice-président Hamdi Ould Mahjoub, le Secrétaire Général Talebna, ainsi que les autres personnalités. Elle s’est excusé de l’absence de certains membres de la Ceni, occupés par le travail sur le terrain, a-t-il dit.
 
Le président, dont l’éducation lui interdit tout égoïsme, a rendu, par la suite, un vibrant hommage à la première Ceni 2005-2007, qui, indiquera-t-il "a réalisé un travail remarquable", avant de préciser que la présence Ceni est pérenne, à la différence de la précédente, dont la mission était circonscrite à la dernière transition politique.
 
 Cheikh Saad Bouh Kamara soulignera aussi, que la tenue de la présente conférence de presse, intervient à un moment où 13 ateliers se déroulent dans toutes les régions du pays, en vue de former et de perfectionner les membres des commissions déconcentrées, notamment les tous  nouveaux recrus.
 
Dans cette présentation des activités déjà entreprises par la Ceni, le président dira que c’est grâce à  la mobilisation de ces commissions décentralisées, que l’institution est aujourd’hui présente dans tous les chefs-lieux des régions (13), des départements (53) et des arrondissements (31). Ce qui, dira-t-il, permettra la désignation du représentant local devant être mandaté par la Ceni pour l’observation des opérations électorales dans les bureaux de votes.
 
Le président a rappelé également, que dés la mise en place de la Ceni, le directoire avait établi un chronogramme précis pour l’exécution des activités de l’institution, avant de se pencher par la suite, sur le règlement intérieur de la Ceni, en vue de le réactualiser et de le rendre plus conforme avec la loi.
 
Par la suite, le staff de la Ceni est passé à la lecture des textes fondateurs de la Ceni, pour mieux être éclairci sur ses compétences, ses prérogatives et autres données juridiques du ressort de ses membres.
 
Cette étape a été suivie par  une autre plus complexe, portant sur le choix des membres des commissions déconcentrées dans les Wilayas, les Moughataa et El Merakez El Idariya, a indiqué le président de la Ceni.
 
 
En termes statistiques, la Ceni compte actuellement 97 commissions délocalisées, auxquelles s’ajoute la Ceni mère ; ce qui fait un total 98 institutions. Cheikh Saad Bouh Kamara se réjouit bien de ces gros effectifs, car, selon lui,  ils reflètent au mieux le souci de la Ceni et de ses subdivisions, d’être très proches des gouvernants et des gouvernés, pour assurer au maximum, la noble mission qu’elle a pris le serment solonnel de réaliser en toute transparence et impartialité.
Présentant la composition des directoires des Ceni décentrées, le président dira qu’elles sont composées respectivement de 3, 2 et 2 dont 1 président au niveau des régions, départements et arrondissements. Il a cité par la suite les autres commissions, dont 4 dites spécialisées (établies par le directoire central de la Ceni), la commission chargée des contentieux juridiques et litiges, une autre orientée vers les fonctions administratives et financières, en plus de deux autres, dont la première s’occupe de la logistique et des opérations électorales et la seconde de la communication et de l’éducation citoyenne.
 
Très conscient de la délicatesse de la mission dont il est investi, lui et ses proches collaborateurs, ainsi que du défi à relever pour ne pas décevoir, le président de la Ceni précisera, que pour des raisons d’harmonie et de cohérence optimales du travail de l’amont en aval et vice-versa, tout a été mis à contribution, pour que tout le personnel soit mis devant ses responsabilités, aux fins de s’en acquitter comme il se doit.
 
Cheikh Saad Bouh Kamara a rappelé également que la Ceni a formé tous ses membres avant de les déployer dans leurs lieux de travail, où, précisera-t-il, ils sont actuellement présents,   les sièges ouverts pour les besoins, avec tout l’équipement mobilier et financier nécessaire (bureaux, drapeaux, enseignes, logos…etc).
 
 Evoquant quelques slogans de la Ceni, il a cité à titre d’exemple "votre vote compte", "je sais qu’il est de mon devoir de voter", "tous pour des élections transparentes"…etc.
 
A plusieurs reprises, le directoire de la Ceni, organisateur de cette première conférence de presse, est revenu sur ses assurances, pour réitérer sa détermination à la réussite des  processus électoraux dans la transparence requise, la plus totale. D’ailleurs, étant donné que l’actuel  staff de la Ceni, jouit d’un capital d’intégrité reconnu par tous les mauritaniens, les moyens sont également  là, pour compléter le décor et pour qu’il n’y ait aucun faux pas.
 
Justement à ce stade, le président de la Ceni a évoqué le parc automobile mobilisé pour la mission de l’institution,  qui est de 105 véhicules tout neufs, accordés par l’Etat, dont 97 ont été mis à la disposition des commissions intérieures et le reste, affecté à la Ceni mère, pour les besoins des missions de liaison.
 
Le président de la Ceni a évoqué aussi, le partenariat actif et fort avec les autorités nationales et même avec les acteurs de la société civile. Une réunion était d’ailleurs au menu des rencontres de la Ceni hier (mercredi Ndlr), après celle tenue avec les médias. Selon le président, l’organisation électorale œuvrera également à travailler en étroite collaboration avec les acteurs de communication, les militants des droits de l’homme et les éducateurs de la citoyenneté.
 
Le président de la Ceni a fait ensuite, part des grandes attentes de l’instance électorale nationale, placées dans les milieux de communication et les acteurs chargés de l’éducation citoyenne.  
Cheikh Saad Bouh Kamara a rappelé par la suite le capital-expérience dont lui et certains membres de l’actuelle Ceni 2009, bénéficie, pour avoir travaillé au sein de la Ceni Babamine. On s’en souvient bien, le travail de cette dernière a été largement salué par les acteurs politiques de l’époque et par les missions d’observation électorale venues de l’étranger, notamment celle de l’Union européenne. Ayant déjà loué les prestations de cette Ceni, Cheikh Saad Bouh Kamara, a toutefois précisé qu’aujourd’hui, on assiste au sein de la Ceni à plus de professionnalisme par rapport à 2007.
Pour terminer, avant de répondre aux questions soulevées par les journalistes, le président dira à l’adresse de ces derniers "il n y a pas de sujet tabou, nous sommes une institution nationale indépendante pour la République Islamique de Mauritanie, chargée de superviser, de contrôler et de suivre les élections ; ce qu’on nous ferons sans la moindre négligence".
 
Le fait que la Ceni Babamine et Ceni Kamara, ont toutes les deux été créées sous les bottes  des régimes militaires pour diriger  des processus électoraux, pousse certains à s’interroger, si l’actuelle instance électorale arrivera à relever le grand défi qui l’attend, eu égard à la précédente Ceni, créditée d’un grand succès. Pour le staff, dont nous avons été en présence hier, , le président lui-même en premier "c’est seulement aux résultats qu’on peut donner le jugement final". Entend-il par là dire, qu’on doit attendre pour voir ce dont il est capable ? Homme de grande trempe intellectuelle et morale, reconnu pour être apolitique, Cheikh Saad Bouh Kamara, qui a toujours prouvé son intégrité, n’est point disposé à compromettre ce riche capital inaliénable. Autant dire qu’en tirer les leçons de la défunte Ceni, la sienne doit multiplié les chances de son succès, sinon rééditer l’exploit électoral de 2005-2007
 
Mohamed Ould Mohamed Lemine



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