| Droits du travail : Halte aux abus et aux violations de la législation |
| Soumis par admin le Jeu, 28/01/2010 - 23:38 |
Ils sont des milliers de travailleurs en Mauritanie à être victimes d’injustices professionnelles dans leurs carrières. Aucun travailleur d’un quelconque secteur n’est épargné par la privation des droits, des abus récurrents et des licenciements arbitraires. Les sociétés d’état ne font pas exception à cette mauvaise réputation. Mais c’est dans les boites privées que le nombre de travailleurs pénalisés par des contrats rarement respectés par leurs employeurs prend de l’ampleur. La législation en la matière telle que fixée dans le code du travail est loin d’être appliquée ou dans le meilleur des cas mal exécutée. Les différends portés au tribunal du travail restent sans suite au grand préjudice des victimes qui, de guerre lasse finissent par abandonner un combat qu’ils savent perdu d’avance. Tous les jours, les inspections de travail, les tribunaux et autres instances chargées de statuer sur les litiges qui opposent de nombreux employés à la société qui les a recruté reçoivent du monde . La loi n°2004-015 portant sur le Code du travail reconnaît deux types de contrats : le contrat à durée indéterminée (CDI) et le contrat à durée déterminée (CDD) (renouvelable 2 fois dans une limite de 2 ans consécutifs). Rarement les clauses de ces contrats sont respectées par l’employeur qui use et abuse de ses pauvres travailleurs comme des prolétaires qui fructifient les capitaux en contrepartie de salaires de misères. Des cas très flagrants de société de sous-traitante nombreuses à opérer en Mauritanie doivent appeler à une plus grande intervention des pouvoirs publics face à des agissements assimilables à des crimes contre le genre humain. Ces sociétés profitent de l’ignorance de certains ou de leur situation sociale (chômage) pour les exploiter jusqu’à la dernière goutte de sang moyennant des revenus insignifiants. Ces derniers temps, des centaines de travailleurs sur les tronçons de certaines routes comme celle de Rosso-Boghé ont été victimes d’une société sous –traitante qui, non seulement n’a pas appliqué les indices convenus mais procède de temps en temps à des ponctions sur les salaires de ces pauvres ouvriers ne sachant plus à qui s’adresser. Les syndicats ont du mal à faire entendre leurs voix face à de telles pratiques fréquentes en Mauritanie. Tout est abus à l’endroit de beaucoup de travailleurs. La durée légale du temps de travail prévue pour 40 heures excède cette limite alors que les salaires ne suivent pas le cours de ce volume horaire. Sur le plan de la protection médicale, les accidents de travail qui se soldent parfois par des infirmités font rarement l’objet d’indemnisation de la part des sociétés. Les grandes sociétés publiques comme les entreprises privées observent rarement les dispositions du code du travail en ce qui concerne la prise en compte des droits fondamentaux de la personne humaine qui doit être traitée avec dignité. Les employeurs qui respectent la loi ne s’acquittent que d’une part infime de ces droits inaliénables des pauvres travailleurs. Les cas de travailleurs morts ou devenus invalides dans l’exercice de leurs métiers sont très nombreux et pour lesquels un jugement équitable n’a pas été fait. Combien sont –ils à courir après leurs droits de longues années durant sans arriver à obtenir gain de cause. Les scènes de ces victimes d’abus de travail qui n’ont d’autres solutions que de faire des sit-in devant la présidence ou la primature viennent confirmer l’ampleur de ce phénomène dans un pays où l’injustice est en marche. Ces travailleurs qui ploient sous le fardeau de la maltraitance et qui sont à juste titre qualifiés d’esclaves des temps modernes se retrouvent impuissants et seuls pour réclamer leurs droits. La moindre petite faute la moindre protestation suffit pour mettre à la porte ces sans voix qui constituent les forces de travail dans tous les secteurs d’activités du pays. Une mauvaise réputation contre laquelle n’échappent pas certaines ambassades dans le pays dont les cas ont été dénoncés dans les médias. Que dire de ces sociétés de gardiennages qui prolifèrent dans la capitale et qui sont les principales pourvoyeuses de la plupart des ambassades. Dans le domaine de la manutention c’est encore un autre casse-tête pour des milliers de mal lotis obligés de vendre leurs muscles pour nourrir leurs familles quitte à craquer sous les injustices …Face à toutes ces situations qui frappent le monde de l’emploi et qui violent le code du travail les syndicats doivent en premier lieu maintenir la pression pour défendre les victimes de toutes sortes d’abus. CTD » Retour |









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