Actualités

Implantation de l’UPR : Les vieilles pratiques reviennent

La campagne d’implantation de l’UPR à y voir de près n’est qu’une transposition de toutes les méthodes de l’ex-parti- état, le PRDS. Composé de la majorité des colonnes de la vielle garde « Tayiste », le parti de la majorité présidentielle a mobilisé les moyens humains, financiers et logistiques pour se positionner sur toute l’étendue du territoire.
Tout ce que compte l’UPR comme cadres a fait le déplacement vers le terroir d’origine pour battre campagne. L’administration s’est vidée de la plupart de ses travailleurs pour voler au secours du parti de la majorité. Ceux qui pensaient que les choses allaient changer sont vite revenus à la raison. Les injonctions faites par la présidence interdisant l’usage des moyens de l’état devaient aussi concerner les fonctionnaires de l’état qui abandonnent leurs services pour se rendre sur le terrain politique. Il suffit de visiter les bureaux pour se rendre compte de l’ampleur de ce désordre qui prévaut au sein de l’administration. D’autres profitent de cette opportunité pour rester à la maison sous prétexte qu’ils ont une absence justifiée. Les tendances, les clans et les alliances se nouent et se dénouent au grès des circonstances. Les guerres autour du leadership font rage dans certaines localités du pays entre les dinosaures politiques « Tayistes » reconvertis en « Azizistes ». Personne ne veut rester hors du front du combat au risque d’être admonesté par le chef. A Nouakchott comme à l’intérieur du pays l’achat des cartes d’identités nationales pour l’enregistrement sur les listes des comités de base fait bouger les intermédiaires et autres trafiquants d’influence. Une aubaine pour tous ceux qui roulent pour un tel Ministre, un tel haut gradé de l’armée prêt à débourser de grosses sommes d’argent pour avoir le maximum de voix. Au moment où se poursuit cette conquête politique acharnée menée par le parti de la majorité, l’opposition se contente de discours critiques, laissant ses troupes démobilisées entre les mains de l’UPR qui en disposera tant qu’il pourra. C’est à ce niveau que situe le vrai combat.

Ethique médicale

A l’heure où le Président de la République donne le coup d’envoi des journées synchronisées de lutte contre la poliomyélite, dont la réapparition est liée à la vétusté de la chaine de froid, de la logistique, de la mauvaise gestion des vaccins ou du non respect de la déontologie ; il ya lieu de rappeler la question de l’éthique médicale. Plancher sur les insuffisances et les performances du secteur de la santé, ou trouver des stratégies pour une réduction de la mortalité infanto-maternelle serait une bonne chose ; mais, l’éthique médicale, qui constitue en un ensemble de règles, serait aussi une bonne chose pour respecter la dignité et l’intégralité humaine. Le pavillon de la santé dispose de nombreux décrets ou accords de coopération portant sur ce thème, dont le Code de santé publique, le Code de déontologie médicale ou l’accord de coopération dans le domaine de la santé entre la RIM et la République du Mali, signé à Nouakchott le 6 mars 1999 qu’il suffit tout simplement de sortir des tiroirs pour le réactualiser et le mettre en œuvre.

La crise récente entre le ministre de la santé et les médecins spécialistes, qui n’a pu être jugulée que suite à l'intervention du président de la République pour y mettre un terme, exige sans nul doute l’organisation d’états généraux de la santé pour une nouvelle redéfinition de la politique du secteur et une meilleure éthique en vue de la meilleure promotion de la santé.

Coup d’envoi de la lutte contre la polio

Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a donné à partir de Dar El Beidha le coup d'envoi de la campagne synchronisée de vaccination contre la poliomyélite en administrant les doses à un enfant. Cette campagne, qui entre dans le cadre de la stratégie accélérée pour la survie et le développement de l'enfant, est organisée par le Ministère de la santé en partenariat avec l'UNICEF et l'OMS en journées synchronisées dans les Etats de l'Afrique de l'Ouest. Elle vise à réduire la prévalence de la mortalité infantile où sur 100 naissances plus de cent enfants succombent avant d’atteindre 5 ans en raison des conflits, des catastrophes naturelles, des pandémies, de la pauvreté ou du manque de l’hygiène et de l’assainissement entre autres. Le démarrage de la campagne s'est déroulée en présence du Premier ministre, Dr Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, du ministre de la santé, Dr Cheikh Ould Horma Ould Bebana, des membres du gouvernement, des hautes personnalités de l'Etat, du corps diplomatique accrédité à Nouakchott, des représentants des organisations internationales, du wali, du vice-président de la communauté urbaine de Nouakchott, des cadres du département de la santé et de représentants des Ong opérant dans le secteur de la santé. Sur place, les autorités locales ont sensibilise et mobilisé les populations sur l’importance de cette campagne organisée sous le haut patronage de la plus haute autorité de l’Etat.

Les détenus réclament l’amélioration de leurs conditions carcérales

Les détenus salafistes mauritaniens ont réitéré au ministre de la justice, Abidine Ould El Kheir leur demande quant à l’accélération de leur procès et l’amélioration de leurs conditions de vie et de santé, selon des sources au ministère de la justice. Nouvellement nommé à ce poste, le ministre de la justice a effectué la veille une visite d’information aux différents établissements pénitentiaires de Nouakchott. La source précise que le ministre avait suivi avec attention les différentes doléances portées à son attention et s’était engagé à user de tous les moyens possibles pour les satisfaire. Certains médias de Nouakchott ont précisé que le ministre avait vainement tenté de convaincre certains détenus islamistes de renoncer à leur grève de la faim. Les prisonniers mauritaniens font face, selon des informations concordantes, à certains problèmes dont la promiscuité comme c’est le cas à la prison de Dar-Naim. Conçue pour une capacité 300 prisonniers, cette prison abrite actuellement plus 1.000 détenus de droit commun.
Le bâtiment de la prison des mineurs au Ksar est vétuste et nécessite une réhabilitation immédiate avant la saison des pluies. Le Parquet de Nouakchott avait précisé que le procès des islamistes va débuter au mois de mai prochain. Au cours des derniers jours, ces détenus accusés d'actes terroristes ont observé une grève de la faim pour protester contre leurs conditions de détention et réclamer un procès rapide, juste et équitable garantissant la présomption d'innocence et les droits de la défense. Au cours d'une mission en Mauritanie effectuée il y a quelques mois, la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples (CADH) a déploré le surpeuplement des prisons, dénonçant notamment le fait que la principale maison d'arrêt de Nouakchott située dans la commune de Dar Naim (banlieue) construite pour 300 détenus, en abrite un millier dont l'écrasante majorité en détention préventive.

HKD frappe du poing sur la table et obtient un marché de 212 millions UM.

Hadya Kaou Diagana alias HKD, patron de la Ciprochimie, était mécontent ces derniers jours. Mécontentement qu’il a exprimé, d’ailleurs, dans les colonnes de la presse, le 29 mars dernier.
L’industriel national, spécialisé dans la fabrication des produits chimiques (pesticides agricoles et ménagers), avait vivement contesté l’attribution des marchés au niveau du ministère du Développement Rural, dénonçant le fait qu’entre 2001 et 2009, dans le cadre des campagnes agricoles annuelles, la Ciprochimie n’a bénéficié d’aucun marché du développement rural alors que ses soumissions sont les moins disantes. Une allusion claire à l’approbation par la commission centrale des marchés, le 24 mars, du rapport d’évaluation des offres relatives à la fourniture d’intrants agricoles (engrais et herbicides) qui avait exclu la Ciprochimie. Mercredi dernier, la Commission centrale des marchés réexamine alors sa décision et décide : "que compte tenu de la demande de l’Administration, de l’importance du plan de charge de l’entreprise SOGECOR, attributaire entre autres lots, du lot n°5/variante 1, relatif aux herbicides et en même temps de l’imminence de la campagne agricole, annule l’adjudication à SOGECOR du lot 5 précité, décide l’attribution du dit lot à l’entreprise CIPROCHIMIE pour un montant TTC de 212.040.000 UM et approuve le projet de marché correspondant".

La gendarmerie renforce ses patrouilles

La gendarmerie mauritanienne va renforcer ses patrouilles pour sécuriser les déplacements des citoyens et des touristes, a indiqué son chef d’état-major, le général Ndiaga Dieng.
Un effort particulier sera mis sur les patrouilles mobiles de la gendarmerie pour sécuriser tous les circuits et les routes empruntées par les citoyens et les touristes, a-t-il déclare vendredi au cours d’une cérémonie d’hommage aux vétérans de ce corps. Le général a révélé que les autorités mauritaniennes installeront, bientôt, trois commandements de la gendarmerie distincts dans les zones, Est, Ouest et Centre du pays en vue d’une meilleure coordination sécuritaire. Il a, en outre, souligné que l’Etat mauritanien a opté pour une politique de décentralisation, qui inclut la modernisation et l’équipement de la gendarmerie pour qu’elle puisse accomplir convenablement ses missions. En novembre et décembre derniers, trois humanitaires espagnols et deux italiens avaient été enlevés en territoire mauritanien, puis gardés en otage dans le nord malien par Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI). Un des otages espagnols ainsi que le couple italien ont été libérés à la suite de négociations avec AQMI. Le tourisme mauritanien, longtemps tiré par le célèbre rallye auto-moto Paris-Dakar qui traversait la Mauritanie, a beaucoup souffert, au cours des dernières années, des actes (assassinats, prises d’otages) revendiqués par des islamistes. Ce rallye a été délocalisé en l’Amérique latine. La gendarmerie mauritanienne a récemment engagé, dans le cadre de la lute contre le terrorisme et les trafics de tous genres, un dispositif mobile lui permettant d’intervenir sur toute l’étendue du territoire national. Plusieurs unités de la gendarmerie sont déployées dans le corridor sécuritaire nord récemment défini comme zone militaire.



» Retour

Poster un nouveau commentaire

4 + 4 =
 Réponds à la question