Dynamique


 Ce diplomate américain est presque le seul à avoir  fait à plusieurs reprises le pénible va-et-vient entre Nouakchott et Lemden pour discuter avec le président renversé les possibilités pour le pays de retourner à la normalité constitutionnelle. Il est rentré hier de ce village avant de rencontre le leader de Tawassoul pour les mêmes fins. La semaine dernière, il est en discussion avec le chef de l’opposition. Les prochains jours ne sont pas de repos pour ce pays attaché à la démocratie.

Du 12/12 au 6/6

C’est le 12. 12.1984 que le lieutenant Colonel Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya destitua l’ancien chef d’Etat Mohamed Khouna Ould Haidalla, arrivé lui aussi à la tête du pays suite à un complot qui a fait tomber Moustapha Ould Mohamed Saleck, un autre rebelle, successeur du conspirateur Louly. C’est aussi le 06.06. 2008 que le Général Mohamed Ould Abdel Aziz renversa le président élu Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, suite à la décision par ce dernier de l’éloigner de pouvoir de décision. Tous les autres coups d’Etats ont échoué dont celui de Ould Hanena qui s’est soldé par une effusion de sang. 

La sieste risquée

Le Commissaire aux droits de l’homme,  Ould Dadde aurait trop souffert lors du voyage de son chef au triangle de la pauvreté. Il aurait été contraint d’aller à l’ombre passé la sieste alors que Ould Abdel Aziz expliquait aux populations les objectifs de sa visite. Des observateurs craignent que les jours de l’homme ayant rang de ministre au sein de l’actuel gouvernement ne prennent fin, dés que le Général prenne note du bilan de son séjour, où le futur candidat dressera le pour et le contre. Dans cette visite, le président du HCE serait incontestablement le plus extenué que les membres du gouvernement qu’il n’a cessé d’interpeller dans ses différentes allocutions pour passer à l’action réelle et de rompre avec les discours sans suite.

Désamour

Les rapports entre le Rfd et le Fndd seraient refroidis de nouveau, après la suspension de la commission bilatérale de deux forces politiques de leurs contacts. Les cadres du Rfd se sont d’ailleurs fortement mobilisés dans les localités visités par le président du HCE, pour ainsi lui témoigner leur soutien.

Gratifié

Le poète des Emirs Mohamed Ould Taleb aurait été nommé conseiller à l’ambassade mauritanienne en Libye. Cette promotion serait consécutive à la participation active de ce poète dans l’accueil réservé au Guide libyen lors de son séjour dans notre pays, pour une médiation qu’il s’est avéré par la suite infructueuse. Dans les soirées et les autres cérémonies organisées à l’honneur de Kadhafi,  Ould Taleb a chanté la gloire du Guide et du Général comme il a chanté pour remporter la seconde place du prix de l’Emir des poètes du monde arabe. Pour des raisons de sous, Ould Taleb n’était pas en bonne sainteté avec le régime renversé.

Kouchner

Evoquant la position du Quai d’Orsay sur la Mauritanie dans une interview à l'hebdomadaire parisien Jeune Afrique, le ministre des affaires étrangères français dira "notre position est identique à celle du président de la Commission de l'Union africaine Jean Ping. Il s'agit encore d'une forme de coup d'État, cette fois sans effusion de sang. Le général Abdelaziz doit démissionner au moins quarante-cinq jours avant l'élection présidentielle s'il souhaite s'y présenter. Et le président Ould Abdallahi, qui est le seul légitime, doit diriger la transition tout en acceptant de passer ensuite la main. C'est le meilleur compromis possible. Je sais bien que, dans la région, tout le monde ou presque semble s'être allié à la solution Ould Abdelaziz : le Maroc, l'Algérie, la Libye, le Sénégal... Nous tenons compte de ce contexte tout en restant fermes sur les principes. Il n'y a pas de bon coup d'État.

Désobéissance civile

Le richissime homme d’affaire mauritanien Rachid Moustapha a, dans une interview que lui a  accordée la chaîne télévisée Africa 24 basée à Abidjan, réitéré son appel à  une désobéissance civile en Mauritanie pour faire échouer le coup d’Etat militaire. Il a justifié cet appel par le fait que les auteurs du renversement du président déchu ont profité d’une crise institutionnelle qu’ils ont eux- mêmes suscitée pour prendre le pouvoir. Selon lui, cela est inacceptable et injuste. Rachid  Moustapha  a dans un français approximatif, tenu la junte pour responsable de la crise actuelle. « Ce ne sont pas des généraux ces gens –là.  Ce sont de simples aides camp. Ils ne méritent pas leurs galons » a-t-il lancé à l’endroit des généraux.  Candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2007,  l’auteur de cet appel à la désobéissance civile réside en Angola où il brasse une fortune colossale. Il s’est illustré  durant sa campagne par des déplacements fracassants qui ont séduit quelques chasseurs de primes. Il dirige son propre  parti. 



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