| Ahmed Ould Daddah rejette l’agenda électoral de la junte |
| Soumis par renovateur le Mer, 01/04/2009 - 23:48 |
Le meeting du mercredi organisé par le Rfd a connu une forte mobilisation des militants du Rfd, mais également des leaders du Fndd qui ont montré par leur forte présence, la convergence du combat politique qu’impose l’actuel contexte à ces deux grandes forces, dont les rapports ont connu de sérieux coups bas, depuis le coup d’Etat du 6 août 2008.
Aussi, tous les leaders du Front National pour la Défense de la Démocratie y étaient présents : Mohamed Ould Maouloud, Jémil Ould Mansour, Ahmed Ould Sidi Baba, Boïdiel Ould Homeïd, Bâ Mamadou Alassane, Mourtoudo Diop et Messaoud Ould Boulkhéir. Entre le Fndd et le Rfd donc, c’est fini les divergences. Maintenant, on semble regarder vers la même direction. Ce rapprochement signifie-t-il le début du resserrement de l’étau autour de la junte ?
Pour un meeting populaire, Ahmed Ould Daddah se devait de sortir de son jeu de «yo-yo» au sujet de la crise politique et la position de son parti, le Rassemblement des Forces Démocratiques (Rfd), pour se démarquer clairement des militaires qu’il accuse, aujourd’hui, après avoir participé aux Etats Généraux de la Démocratie, de vouloir imposer leur agenda électoral.
Au cours de son meeting, Ahmed Ould Daddah est revenu sur la position française au sujet de la crise politique actuelle et surtout sur les propos de Nicolas Sarkozy. Dans ce cadre, Ahmed Ould Daddah a laissé entendre qu’il n’était pas acceptable que la France avalise la feuille de route du général Mohamed Ould Abdel Aziz. Ce serait, à ses yeux, cautionner une dictature. "Nous ne pouvons pas l’accepter ! Nous ne pouvons pas le comprendre ! Et nous ne pouvons pas l’admettre", a-t-il déclaré devant des dizaines de centaines de militants dont les salves d’applaudissements noyaient ces propos.
Par ailleurs, Ahmed Ould Daddah a confirmé sa non participation à la future élection présidentielle du 6 juin 2009. Lorsqu’il l’a déclaré, tous les leaders du Front National pour la Défense de la Démocratie se sont levés pour l’acclamer. C’est désormais donc chose claire : Ahmed Ould Daddah n’ira pas à l’élection présidentielle.
Il a appelé les mauritaniens à résister démocratiquement à Mohamed Ould Abdel Aziz. Pour cela, il a proposé des meetings, et des marches de protestations pour faire échouer le coup d’Etat du 6 août 2008 voire faire partir Mohamed Ould Abdel Aziz. Tout en appelant à la consolidation de l’unité nationale et au renforcement de la cohésion sociale, Ahmed Ould Daddah a plaidé pour un gouvernement d’union nationale crédible qui va se charger de gérer la période transitoire.Dans ces diatribes, le président du Rassemblement des Forces Démocratiques (Rfd) a dénoncé la "gestion unilatérale" et mis en garde le Haut Conseil d’Etat contre les "solutions précaires improvisées des grands dossiers nationaux" comme le passif humanitaire ou l’esclavage.
Le leader du Rfd a fait part du refus de son parti de l’interdiction de toutes manifestations de l’opposition. Le chef de file a également appelé ses troupes à se joindre à la manifestation que le Fndd compte organiser ce jeudi sous le thème "meeting contre le chaos" et dont les autorités tiennent à refuser l’autorisation.
Aujourd’hui, la coalition anti-putsch organisera une manifestation de protestation contre le même agenda électoral dénoncé hier par le président du Rfd et chef de file de l’opposition, M Ahmed Ould Daddah. Toutefois, des sources proches de la coalition, informent que les autorités ont signifié au Fndd la non autorisation de ce rassemblement et leur disponibilité de veiller à lutter contre tout acte de nature à semer le désordre dans le pays. Une attitude qui s’expliquerait par les propos tenus la veille par le président de l’Assemblée nationale M. Messaoud Ould Boulkheir. Des propos dans lesquels il avait évoqué le recours à la rue pour faire échouer le coup d’Etat.
Babacar Baye Ndiaye
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Il a appelé les mauritaniens à résister démocratiquement à Mohamed Ould Abdel Aziz. Pour cela, il a proposé des meetings, et des marches de protestations pour faire échouer le coup d’Etat du 6 août 2008 voire faire partir Mohamed Ould Abdel Aziz. Tout en appelant à la consolidation de l’unité nationale et au renforcement de la cohésion sociale, Ahmed Ould Daddah a plaidé pour un gouvernement d’union nationale crédible qui va se charger de gérer la période transitoire.







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