| Un choix embarrassant mais imminent |
| Soumis par renovateur le Sam, 04/04/2009 - 23:22 |
Décidemment, la présidentielle prochaine ne démarre pas encore sur les chapeaux de roue. La mise en place des premiers jalons, souffre toujours de lenteurs, que d’aucun imputent à des hésitations, voire à des peurs dictées par l’absence de fonds suffisants pour couvrir les besoins de la campagne, et d’autre part, à cause de l’incertitude politique qui plane sur le pays. Mais, c’est sans compter avec un homme décidé à aller jusqu’au bout de son action pour briguer à tout prix par les urnes le suffrage des mauritaniens.
Le Général Mohamed Ould Abdel Aziz est pressé de boucler sa tournée à l’intérieur du pays, qui est aujourd’hui à l’étape des deux Hodhs, avant de rendre sa démission et faire déclarer officiellement sa candidature à la cour constitutionnelle. En attendant, les rumeurs vont bon train sur le prochain président et vice- président de la Commission Nationale Electorale Indépendante (Ceni). Le dévolu tarde à être jeté sur les hauts responsables de cette institution, chargée de superviser et de contrôler le déroulement du scrutin. Plusieurs noms circulent dans les coulisses du Hce. Il semble que le choix portera sur des critères d’ordre politique mais aussi technocratique. Sur le plan politique, on parle de la désignation d’une personnalité proche de la junte dont chaque membre veut coopter un parent à cette haute instance très convoitée. Le choix reviendra certainement au président démissionnaire qui va placer son homme de main. Les noms de Mohamed Lemine Ould Guig et de Maitre Adama Demba Diop sont les plus cités à l’heure actuelle. Si le premier est pressenti pour des raisons politiques, le deuxième a une longue expérience du barreau national, dont il est le plus ancien. Il occupe le poste de premier vice-président de la cour constitutionnelle. Il serait soutenu par 259 anciens parlementaires. Un homme de l’Est en la personne de Mohamed Lemine Ould Guig, l’actuel ministre secrétaire général de la présidence, qui jouit d’une bonne réputation, est une carte politique que le Général pourrait jouer pour drainer le plus grand nombre du potentiel électoral des Hodhs. La cooptation de Me Diop a quant à elle, l’avantage de permettre au Hce de faire un mélange entre le politique et le technocratique, mais également de faire un appel du pied à l’endroit de la vallée dont est issu aussi le Président du Sénat et probable président de la transition.
La Céni pourrait, dit-on, être désormais une instance permanente, au lieu d’être un organe provisoire, conçu juste pour une durée circonstancielle, avec tout le gâchis que cela entraine une fois dissoute. Aussi, le choix des prochains responsables de cette instance doit tenir compte de la notoriété des hommes dans la sous-région à la lumière de leurs expériences professionnelles. Il y a fort à croire que le président du Hce soit en phase avec son discours de lutte contre la gabegie, qu’il ne cesse de claironner devant la population pour présenter des hommes de bonne moralité. Les candidats se bousculent par personnes interposées à la présidence pour deux postes d’une institution prestigieuse boycottée par le Rfd, qui ne prendra pas part aux futures consultations électorales. MOML
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