Les habitants des quartiers périphériques de la capitale continuent de respirer de l’air nauséabond provenant des tas d’ordures ménagères jetées n’importe comment par les familles, hors des dépôts fixés par les autorités municipales aux sociétés de transport des déchets à la décharge principale de Nouakchott sise au PK 25 sur l’axe Nouakchott-Ouad Naga en vue de leur traitement et de l’incinération des détritus irrécupérables.
Des montagnes d’ordures qui se dressent souvent dans les parcs publics dégageant leurs senteurs fétides mélangées à l’urine et à la défécation à ciel ouvert sur les maisons tout autour, sans susciter la moindre conscience des citoyens d’un acte collectif pour remédier à cette situation.
Les énormes efforts déployés par les autorités municipales de Nouakchott à travers les vastes et constantes opérations d’assainissement menées à tous les endroits de la ville par Pizzorno, pour donner une image moderne et salubre à la capitale restent vains devant l’ampleur de l’incivisme des habitants de la cité, que la grande paresse empêche de vider leurs poubelles dans les dépôts les plus proches, pour contribuer à la propreté de leur quartier. Pourtant ces dépôts sont souvent à quelques dizaines de mètres des habitations et son régulièrement vidés de leur contenu par des camions appartenant à la société Pizzorno opérant des passages réguliers pour acheminer les ordures vers la décharge finale du PK 25 sur la route de l’Espoir. Partout, dans les quartiers de la ville, même le plus chic à savoir Tevragh-Zeina, des monticules d’ordures éveillent l’attention des piétons et des automobilistes par leurs odeurs nauséabondes qui les contraignent à ralentir fortement leur respiration pour ne pas suffoquer. Le quartier Socogim PS ainsi celui d’El Mina et de Sebkha sont les zones où ces senteurs étouffantes sont les plus répandues bien que la situation dans les autres espaces n’est pas meilleure. Le cas de la Socogim PS est plus délicat puisqu’il s’agit d’un quartier aux pieds dans les eaux de la mer, comme c’est d’ailleurs le cas de Sebkha et d’El Mina où les tonnes d’ordures deviennent très infestées sous l’effet de l’humidité ambiante. Selon Bocar Sall, un habitant de la Socogim, puisque les engagements du président de la république pour résoudre le problème du quartier en période d’hivernage restent encore une promesse non tenue jusqu’à ce jour, les familles sont toujours prisonnières des ordures fétides et de l’eau de mer qui envahit les maisons, présentant des gros risques aux premières pluies sur la ville. Exception faite de Trevragh-Zeina, les ordures ménagères sont répandues partout dans la capitale, constituant, en raison de l’incivisme des mauritaniens, un casse-tête pour les mairies et pour Pizzorno dont les efforts conjugués notamment les employés mobiles dans les rues et les parcs publics permettent de limiter considérablement les effets consécutifs à une insalubrité chronique et très étendue.
Abou Oumar Bâ








