| Ould Bedreddine apporte des précisions et prône le dialogue syndical |
| Soumis par admin le Jeu, 08/04/2010 - 18:41 |
Moustapha Ould Bedreddine propose également d'ouvrir des Etats Généraux sur la crise du secteur de la santé en Mauritanie et les voies et moyens d’en venir à bout. Par ailleurs, en ce la controverse autour de l’arabisation, Ould Bedreddine revient à la charge et considère que c’est une preuve supplémentaire de l’incompétence des responsables ayant provoqué cette tempête, et de la manière dont le sujet a été abordé. La situation était tranquille jusqu’à ce que le premier ministre fasse ses déclarations inopportunes et malvenues, suivie par la ministre de la Culture. Ci-après le texte de la déclaration de Moustapha Ould Bedreddine : À propos de la crise opposant les médecins spécialistes et le ministre de la Santé, il convient de souligner que le secteur de la santé en général est dans une situation indescriptible. Les ressources humaines se plaignent de leur situation sociale, professionnelle et technique. Ce sentiment de frustration et d’indignation a été exprimé plus d'une fois. Récemment, la grève générale des 15, 16 et 17 mars, a été l’occasion de le faire, dans la mesure où plus de 90% des effectifs de la santé y ont répondu favorablement au mot d’ordre de grève générale tout au long de 3 jours. Seulement, au lieu de réagir de façon intelligente et adéquate et intervenir afin d’initier des négociations avec les syndicats et les spécialistes, en vue de résoudre les problèmes qui se posent avec acuité, il semble que l’Etat préfère la confrontation, en particulier avec les spécialistes. Pour la simple raison que les spécialistes ont attiré son attention sur sa décision contraire aux lois et usages de nommer une spécialiste marocaine à la retraite, le ministre de la santé a choisi l'escalade, et a commencé par écarter les spécialistes en question de leurs fonctions, jusqu’à ce que l’affaire soit portée devant le directeur général de l'hôpital national, qui attend son limogeage d’un moment à l’autre. Ce qui signifie que la crise est exacerbée par la faute du ministère. Ce qui aura un impact négatif sur les patients et leurs proches et aggravera la situation de mécontentement général qui étouffe le pays. Il ne s’agit pas de s'opposer au volet concernant le maintien de l’arabe comme langue officielle du pays, mais ce qui a déclenché le problème, c'est le fait de passer outre la spécificité de composantes entières du peuple, de les ignorer, de ne pas reconnaître leur identité non-arabe. Il n’était pas besoin d’aller jusqu’à cette extrémité, et c’est ce qui a conduit à la crise de l'université. Il semble que certains soient tombés dans le même écueil : précipitation, absence de discernement, déclarations à l’emporte-pièce pour présenter des doléances hostiles à la langue arabe, ce qui peut provoquer des réactions tout aussi irréfléchies de la part de la communauté arabe. Et tout cela pourrait entraîner des conséquences imprévisibles et dangereuses. Par conséquent, comme l’a déclaré le Bureau National de l’Union des Forces du Progrès, nous dénonçons de telles déclarations de la part du Premier ministre et de la ministre de la culture et demandons des excuses publiques et solennelles de leur part. Comme nous mettons en garde contre toute réaction de nature communautaire et ethnique à ce sujet, du fait de sa gravité. Vice-président et Député de l’UFP. » Retour |









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