Sauvons nos aires marines protégées ! Tel est le cri de guerre qui a été lancé, ce 30 juin, par les participants réunis au Palais des Congrès de Nouakchott, depuis le 28, pour parler de la biodiversité dans le cadre de la 5ième édition du Forum régional côtier et marin en l’Afrique de l’Ouest. Les Aires Marines Protégées (A.m.p.), on en dénombre un peu partout en Afrique de l’Ouest. Mais, aujourd’hui, elles sont de plus en plus menacées. Et, pour Arona Soumaré qui est le directeur de la conservation à WWF en Afrique de l’Ouest, dans un contexte de crise de la pêche en Afrique de l’Ouest et de déclin des ressources naturelles, il est important de sauver nos A.m.p. «Car, elles peuvent être un tissu de gouvernance et permettre de restaurer le stock de poissons, les habitats et de recréer les processus écologiques pour que les espèces puissent prospérer au bénéfice des populations locales. Ces Aires Marines Protégées peuvent permettre aux communautés locales qui dépendent de ces espèces-là d’avoir accès à des sources de protéines et de pouvoir avoir des ressources leur permettant de soutenir toutes les formes d’économie et toutes les activités qui gravitent autour de la pêche », explique-t-il. La disparition ou l’exploitation abusive de ces A.m.p. sont lourdes de conséquences. Parmi celles-ci, on peut citer un appauvrissement grandissant des populations déjà à la limite de la survie, une sape des fondements de l’économie de base nationale des différents pays membres de l’espace du P.r.c.m. et l’accès aux sources de protéines, un recul en termes d’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (O.m.d.) au niveau des communautés côtières.Face à cette situation, Arona Soumaré a soutenu qu’il est urgent d’engager des actions pour avoir non seulement des Aires Marines Protégées mais aussi qui sont opérationnelles et génèrent des bénéfices au profit des populations locales. D’ailleurs, les participants au 5ième Forum côtier et marin de Nouakchott n’ont pas manqué de demander au Programme Régional de Conservation de la Zone Côtière et Marine en Afrique de l’Ouest (P.r.c.m.) d’engager des plans d’action visant à renforcer la protection des Aires Marines des pays membres de cette organisation. Aujourd’hui, peu d’Aires Marines Protégées sont balisées. Ce qui, du coup, pose problème notamment pour les pêcheurs migrants et certains bateaux de pêche étrangers. Ainsi, les participants ont demandé à ce que celles qui ne l’ont encore pas été soient balisées. Il a été, dans ce sens, suggéré la mise en place d’un programme de veille environnementale qui va faire le suivi des répercussions socio-économiques des activités sur les Aires Marines Protégées (A.m.p.) en Afrique de l’Ouest, d’engager des études d’évaluation d’impacts socio-économiques des Aires Marines Protégées qui ont plus de dix ans amis mais également d’interdire l’importation du monofilament qui cause beaucoup de dégâts.
Babacar Baye NDIAYE








