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Nouakchott a renoué avec le banditisme urbain. Les bandes de tueurs sévissent dangereusement dans une ville où la sécurité est synonyme d’insécurité. La vie des citoyens tient à un fil de rasoir face à la montée de la criminalité. Les malfrats sont à la poursuite de leurs victimes dans les ruelles sombres. Ils tendent des guets-apens à ceux qui sortent de leurs maisons nuitamment, épient les commerçants dans les boutiques et agressent tous ceux qui sont exposés à leurs plans macabres. A Nouakchott, le nombre de crimes ne cesse d’augmenter. Les tueurs se constituent en redoutables gangs armées d’armes blanches rodant comme des fauves à la recherche de leur gibier. Il y a quelques jours, c’est un jeune commerçant qui a été pris pour cible par des bandits qui le suivaient dans ses déplacements. Ils l’ont poignardé au cœur et l’ont dépouillé de son argent. La police est en pareille circonstance absence des lieux du crime. Le malheur est que ces agressions sont le plus souvent mortelles et se déroulent loin de tout secours. Et les auteurs arrivent à échapper au coup de filet de la police. La bande de criminels ayant commis le forfait de Riyad serait dirigé par un ancien soldat récidiviste qui aurait été appréhendé par les éléments de la police qui étaient activement à sa recherche. Beaucoup de meurtres commis à Nouakchott seraient l’œuvre d’éléments radiés de l’armée pour faute grave et qui se transforment en brigands. A la veille de la fête de Fitr, la recrudescence de la criminalité doit mobiliser les forces de sécurité pour protéger la vie des personnes.