| Les réparations auront-elles raisons sur la vérité ? |
| Soumis par renovateur le Mer, 01/04/2009 - 23:34 |
La démarche adoptée souffre de plusieurs imperfections qui, si elles avaient été corrigées pourraient rendre la prescription médicale du Général plus consommable pour la majorité de tous ceux qui ; des années durant oeuvrent inlassablement à la recherche d’une solution juste et définitive. Pour beaucoup d’organisations et d’associations, toute solution doit passer par un consensus faisant l’objet d’un débat franc et constructif.
Or, ce qui compte en premier lieu c’est le devoir de mémoire, le devoir de vérité, celui de la justice qui passe nécessairement avant les réparations matérielles. Mais le simple discours à lui seul ne saurait apurer des blessures qui ont du mal à se cicatriser. La rapidité avec laquelle les nouvelles autorités ont voulu solder le passif humanitaire a fait grincer les dents à tous ceux qui mettent en avant la dimension juridique. A ce niveau, il ne s’agit pas d’engager une chasse aux sorcières, ni de couper des têtes mais de lever le tabou en mettent la lumière sur les faits commis pour savoir qui a fait quoi, quand ; comment et pourquoi ? Une fois que tout ce travail opérés, les victimes et les ayants droit peuvent se prononcer sur le pardon. Cette propension au pardon et au dépassement était partagée par beaucoup de familles endeuillées. Or, dans son discours, le Général Mohamed Ould Abdel Aziz s’est contenté plus d’exprimer son regret , son affliction sans dire comment il entend résoudre ce dossier qui porte sur des centaines de morts, de disparitions, de viols de spoliations . En aucun moment de son discours il n’a imputé la responsabilité des drames à un auteur ou un système clairement désigné comme si cela était moins grave que les crimes perpétrés dans le pays par des individus que rien n’inquiète et à qui il est demandé aux victimes de pardonner les crimes. Entre le bourreau et sa victime qui doit pardonner ? C’est une règle évidente de bon sens. Un autre paradoxe et non des moindres c’est de taxer tout ceux qui réclament la justice d’extrémistes d’ennemis de la réconciliation nationale comme si c’est un crime que d’évoquer le droit. En aucun moment aussi le discours de la réconciliation n’a présenté au peuple mauritanien et aux victimes en particulier les excuses de l’Etat comme si l’Etat mauritanien ne veut pas assumer les actes commis dans cette période. Tout ce prétendu règlement- tient donc à un tableau en trois actes : un rapport de mission dans la vallée, un avis de quelques Imams et un discours dit de réconciliation nationale. Les souffrances endurées par les victimes des drames ont besoin d’être soulagées moralement avant de l’être matériellement. Même à ce niveau un grand flou entoure les indemnisations et le nombre de personnes concernées. Aussi les listes concoctées par ceux qui en avaient la charge ne sont pas accessibles pour établir des comparaisons entre celles dont disposent les organisations de droit de l’homme .Ce règlement du passif humanitaire vu par ses promoteurs doit être revu et corrigé pour que cette page soit définitivement tournée. CTD
» Retour |









La rapidité avec laquelle les
La rapidité avec laquelle les nouvelles autorités ont voulu solder le passif humanitaire a fait grincer les dents à tous ceux qui mettent en avant la dimension juridique. A ce niveau, il ne s’agit pas d’engager une chasse aux sorcières, ni de couper des têtes mais de lever le tabou en mettent la lumière sur les faits commis pour savoir qui a fait quoi, quand ; comment et pourquoi ? Une fois que tout ce travail opérés, les victimes et les ayants droit peuvent se prononcer sur le pardon. Cette propension au pardon et au dépassement était partagée par beaucoup de familles endeuillées. (C'est une des conditions sine qua non, car je ne pense pas que l'on puisse éditer un arrêté amnistiant tous les meurtriers sans pour autant demander l'avis des victimes ou de leurs ayant droits)
Or, dans son discours, le Général Mohamed Ould Abdel Aziz s’est contenté plus d’exprimer son regret , son affliction sans dire comment il entend résoudre ce dossier qui porte sur des centaines de morts, de disparitions, de viols de spoliations . En aucun moment de son discours il n’a imputé la responsabilité des drames à un auteur ou un système clairement désigné comme si cela était moins grave que les crimes perpétrés dans le pays par des individus que rien n’inquiète et à qui il est demandé aux victimes de pardonner les crimes. Entre le bourreau et sa victime qui doit pardonner ? C’est une règle évidente de bon sens.
A mon humble avis, il serait mieux de mettre sur pied une commission à la Sud Africaine - Reconciliation et Vérité - où tous les tortionnaires, commanditaires de ces crimes, défileront à la barre et faire leur mea culpa. Quand personnellement, je rencontre l'un des gendarmes qui me nargue avec son regard sournois après avoir perpétré des exactions et des expulsions manu militari les bergers du Département de Bababé vers Dioudé Diabé, en cet après midi du 04 mai 1989 à 17 heures 23 à 2 jours de l'Aïd el Vitr après les avoir dépouillé de tout l'argent qu'ils détenaient par devers eux. Je me dis que les histoires que nous racontent le "Sénéral" ne tiennent pas debout.
Je n'oublierai jamais ceux ci : Kekeya Sow (Cdt Brigade Gendarmerie Bababé) - Med ould Rzeizim (Prefet de Bababé), les gendarmes Keita, Sidi Mohamed et autres
Poster un nouveau commentaire