Séparer la bonne graine de l’ivraie !

Les analystes politiques ont l’habitude de parler de tous ceux qui sont au devant de la scène politique, sociale, économique, culturelle, religieuse etc. Ils sont des hommes et des femmes qui se battent tous les jours dans la discrétion efficace sans tapage aucun pour le bien-être de ce pays où le progrès se fait à reculons et où la culture du profil a atteint des dimensions inouïes. Certains ne cherchent ni titres, ni félicitations parce qu’ils travaillent par devoir, et surtout par amour et foi en ce qu’ils font. On les retrouve dans toutes les catégories socioprofessionnelles : en politique, dans la société civile, dans l’éducation, la santé, la presse etc. Leur rôle dans l’évolution des idées, dans l’ancrage de la culture démocratique, dans la formation et la transformation de l’opinion est inestimable. Si des noms se font entendre c’est parce qu’ils ne sauraient passer inaperçus aux yeux du public qui reconnaît en eu des valeurs sures. Il y a lieu de rappeler tant de sacrifices consentis tous les jours par ces figures de l’ombre, humbles, dévouées et désintéressées, au service de la paix, de la liberté et de l’égalité. Ils ne sont rien d’autres que des Hommes de bonne volonté. Mais sont-ils nombreux à mériter ce qualificatif de « volontaires » au sens d’agir en dehors de rétributions pécuniaires. La réponse est tout simplement non. Il est même regrettable de constater de plus en plus d’ONG qui se servent de la souffrance des autres pour en faire un fond de commerce internationale. Ceux qui le font ont-ils conscience des préjudices qu’ils sont en train de faire subir non seulement aux victimes, mais aussi aux hommes et femmes qui se battent comme des diables pour défendre les causes justes. Nous ne nommons personne mais nous mettons tous ceux qui se sentent concernés devant leurs responsabilités et les invitons à réfléchir profondément pour être honnêtes avec eux-mêmes dans l’espoir de renoncer à de telles pratiques bassement mercantiles. Ce n’est pas là une manière de stigmatiser quiconque sait qu’il agi en toute sincérité et en accord avec sa conscience. En Mauritanie les injustices sont tellement nombreuses qu’il y a lieu de faire appel à la mobilisation tant individuelle que collective mais revêtue d’une âme citoyenne pour se dresser en rempart contre toutes les formes de l’arbitraire qui sévissent dans ce pays où règnent toujours des comportement barbares qui ont encore la dent dure. L’état à lui seul ne peut mettre un terme à de telles injustices qu’il s’emploi d’ailleurs le plus souvent à nier. Il faut que les ONG dignes de ce nom, les hommes engagés et incorruptibles, (ils existent encore) redoublent d’efforts pour que triomphe la vérité sur le mensonge. C’est par cet élan de lutte infatigable que beaucoup de tares finiront par disparaître, que les coupables de pratiques inhumaines répondront de leurs actes un jour et ceux qui seront tentés de commettre des crimes désarmeront. Aucun sujet ne doit être « taboutisé » ni diabolisé dans un monde où rien n’échappe plus à l’imprescriptibilité d’une justice universelle. Devant les faits irréfutables, aucun individu coupable d’un crime quelconque ne mérite d’être protégé contre la justice. Aucune pratique esclavagiste, criminel, immorale ne saurait rester impunie. Mais pour que le combat contre tous ces phénomènes porte ses fruits, tout défenseur d’une cause noble doit se faire le serment de n’agir que pour la vérité rien que la vérité, loin de toute manipulation, et de tout autre calcul mesquin.

CTD



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