
Le tourisme mauritanien est aux abois depuis la vague d'attentats et d'enlèvements qui a commencé fin 2007. Les responsables du département chargé de ce secteur «émergent », ont toujours gardé l’espoir d’une reprise qui ne deviendrait vraiment évidente qu’avec le retour du Paris-Dakar, parti très loin en Amérique du Sud, mais la répétition d’attentats terroristes et de rapts de touristes étrangers, en 2008 et 2009, a fini par porter le coup de grâce à un secteur très sensible à l’instabilité. Et, pour ancrer cette tendance dans les esprits, les dernières mises en garde du président Sarkozy ont peut-être fini par désespérer les opérateurs d’un secteur économique qui doivent penser maintenant à se trouver une nouvelle activité.
En effet, le constat dans les cités touristiques du nord de la Mauritanie (Atar, Chinguetti, Ouadane) est amer : les visiteurs se font rares et les petites entreprises, souvent de modestes hôtels ou des « auberges » commencent à tourner à perte. Il est loin le temps où dans cette région, la pauvreté reculait grâce au tourisme. Une activité qui n’a démarré réellement qu’en 1996 mais qui avait de bonnes prédispositions pour rattraper le temps perdu par rapport aux autres pays de la sous-région (Sénégal, Mali, Gambie) et s’inspirer de la belle réussite au Maroc et en Tunisie.
Bien avant l’opération de l’armée mauritanienne contre Al Qaida au Mali, le secteur du tourisme en Adrar agonisait à petit feu. Aujourd’hui s’en est fini !!!








