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Le renforcement du contrôle douanier au niveau des ports et des aéroports mauritaniens a conduit certains gros trafiquants de devises, notamment des femmes, à chercher d’autres alternatives, comme les postes frontaliers, pressentis comme des points où les importants flux des passagers contraignent parfois les douaniers exténués à ne pas faire de profondes fouilles des individus.Une brèche qui explique les fréquentes dégringolades de la force de la monnaie nationale sur les marchés intérieurs et étrangers.
Mais, une trafiquante mauritanienne d’euros, dissimulant sur elle 965 mille euros (270 millions ouguiyas environs) et 400 mille dinars marocains, n’a pas eu la chance, quand elle a tenté de traverser le poste des douanes de Nouadhibou, qui ont réussi d’abord à découvrir le magot, ensuite à ne pas céder à la tentation des pots-de-vin offerts estimés à 6 millions d’Um, pour laisser la commerçante poursuivre son chemin.
Ce type de trafic montre si besoin est la rareté des devises dans les banques et le cours élevé de change au marché noir, qui montre le plus souvent une régression de la parité de l’ouguiya par rapport aux devises. A titre d’exemple, nonobstant des facteurs exogènes internationaux, l’euro est vendu au marché noir de Nouakchott à 300 Um, mais actuellement, le cours a chuté jusqu’à 272, dépassant dans sa baisse le cours du dollar, soit en termes macroéconomiques monétaires, des sommes faramineuses perdues par le pays, dont les origines remontent à la volonté de ces réseaux trafiquants, qui accumulent l’euro et le dollar pour les revendre à des prix plus rémunérateurs à l’étranger. Ce trafic a aussi d’autres inconvénients, dont la faiblesse du pouvoir d’achat de l’Etat pour les besoins de l’importation, puisque ne disposant d’assez de devises, il est contraint de payer en ouguiyas.
Notons enfin que ce n’est pas la première fois que des saisies de devises sont opérées, bien que tout porte que c’est des choses courantes, mais sont parfois tenues clandestines par la volonté des fraudeurs et des autorités, surtout l’administration rodée à la corruption qui trouve dans ce trafic et dans sa couverture d’importants profits. En effet, on souvient à titre d’exemple, la saisie en mai 2009, au poste de contrôle de l’aéroport de Nouakchott, un mec a été stoppé parce qu’il avait des valises bourrées de devises. Mais, finalement les détails de son cas n’avaient pas été livrés à l’opinion, puisque son plan jouissait de la bénédiction de supérieurs, qui avaient usé de leur influence pour étouffer cette affaire
MOML