| Vers quelle fin et pour quelle finalité ? |
| Soumis par renovateur le Mar, 24/03/2009 - 14:24 |
Loin de chercher à jouer l’apaisement, le chef de la junte militaire cultive la méfiance, multipliant les sorties contre des prévaricateurs, qui ne se comptent que dans les rangs de ses adversaires politiques et jamais parmi les partisans de la « rectification ». Les règlements de comptes se suivent, sans jamais donner aux mauritaniens, les preuves que ce toilettage ne se fait pas en dehors de tout préjugé politique, mais d’une réelle volonté de nettoyer les écuries d’Augias. Aujourd’hui, le pays tout entier, vit au rythme des déclarations d’un homme qui affiche des ambitions profondes de transformer le pays en havre de paix, de prospérité et de justice sans dire à ses concitoyens où va-il trouver les moyens de son ambition. Les initiatives de sortie de crise sont plombées (de l’intérieur et de l’extérieur) par les hésitations d’une communauté internationale aux positions discordantes. La classe politique est prise entre plusieurs feux. Incapables de riposter contre les offensives du Général, elle n’est pas non plus en mesure de manifester sa désapprobation autre que par des déclarations. Elle réclame avec insistance le retour à l’ordre constitutionnel sans disposer de la force de frappe qu’il faut pour mettre en échec un coup d’Etat que risque de « légitimer » l’élection du mois de juin prochain, qui porterait le candidat des militaires au pouvoir. L’homme fort du pays est décidé plus que jamais à rester aux commandes, tant que l’armée acceptera de se dévouer à ses commandements. Tous les moyens de pression sont bons pour rallier une bonne frange de la classe politique de l’opposition à sa cause. Les tractations se font sur fonds de transaction politique. Le grand débauchage ne sera visible, que lorsque les opportunités aiguiseront les appétits de certains magnats qui tentent encore de s’accrocher tant bien que mal à quelques principes on ne peut plus fragiles. En 7 mois de transition militaire, la crise institutionnelle en Mauritanie va de mal en pis. Elle n’a généré que des poursuites judiciaires de façade, un isolement du pays sous le poids d’un embargo qui ne dit pas son nom et une confusion généralisée, le tout baignant dans un climat de calme précaire. En sortant de cette transition pour s’engager unilatéralement dans des élections pipées d’avance ; le pays tombera longtemps encore dans un régime où la pensée unique le replongera dans un pouvoir inique et sans partage. Tel est le scénario qui se dessine. C’est malheureusement ce destin qui frappe le pays depuis plusieurs décennies. CTD » Retour |









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